ACF MAP. 3 avril – Aix-en-Provence – La pulsion, un concept pour la psychanalyse. #4

« Dans Pulsion et destins des pulsions, Freud souligne que «la transformation d’une pulsion en son contraire (matériel) ne s’observe que dans un cas, celui de la transposition de l’amour en haine». Quel éclairage clinique cela permet-il ? Quelles conséquences peut-on en déduire par rapport au Malaise dans la civilisation ? » « Amour-haine : un couple pulsionnel d’exception » : c’est la question dépliée par Pierre Falicon lors de cette 4e séance de l’atelier de lecture. 

La pulsion est le thème que nous proposons de travailler cette année. C’est l’un des concepts majeurs de la psychanalyse. Nous repartirons de sa genèse, ses remaniements et son destin pour Freud.
La première question de Freud fut celle de se demander si la pulsion est d’origine psychique ou somatique. Instinct et pulsion sont clairement distincts  : la pulsion se distingue des instincts correspondants dans le champ de la biologie.
Freud place au cœur de ce dispositif, à travers tous ces aspects de la pulsion, une notion cruciale, pierre angulaire de la pulsion : l’autoérotisme. Les caractéristiques de la pulsion freudienne sont définies d’emblée : elles sont extérieures à la pensée – elles concernent le corps. Les notions de pulsion et d’objet partiel se déduisent des zones érogènes en tant que sources de la pulsion. Freud décrit le fonctionnement de la pulsion (Trieb) sur un mode dynamique : c’est tout d’abord une quantité, une énergie mesurable. Traitée comme un processus physique, la pulsion peut être décomposée en paramètres  : la poussée (Drang), le but (Ziehl), la source (Quelle) et l’objet (Objekt). Ces composantes permettent de décrire et la pulsion et son destin (Freud, 1915)  : refoulement et sublimation, pulsions « inhibées quant au but ». 
Il existe chez Freud un véritable dualisme des pulsions : des pulsions d’autoconservation aux pulsions sexuelles. Il oppose également pulsion de vie et pulsion de mort (Eros opposé à Thanatos). Pour Freud, dans son cheminement, il y a un au-delà du principe de plaisir (Freud, 1920), qu’il nomme pulsion de mort.

Un atelier placé sous la responsabilité de Hervé Castanet et Françoise Haccoun.

Infos pratiques

Les lundis 9 janvier 2017, 6 février, 13 mars, 3 avril, 15 mai
de 20h à 21h30

Centre hospitalier Montperrin
Auditorium (1er étage)
Chemin du Petit-Barthélémy
13100 Aix-en-Provence
Renseignements et inscriptions: acf.map.atelieraix@gmail.com

#1. Lundi 9 janvier – Genèse du concept de pulsion chez Freud. Intervenants : Hervé Castanet et Françoise Haccoun, psychanalystes à Marseille, membres de l’ECF.

#2. Lundi 6 février – Naissance du concept de pulsion. Ses développements et ses impasses. Intervenants : Françoise Denan, psychologue clinicienne à Aix-en-Provence, et Françoise Haccoun, psychanalyste à Marseille, membre de l’ECF.

#3. Lundi 13 mars – Vicissitudes d’une passion. La Schaulust. Intervenant : Hervé Castanet. Le voyeur a une passion dont le nom freudien est Schaulust (le plaisir de voir). Il s’y voue. Il veut voir et il est prêt pour y parvenir à payer le prix fort. Son corps y est toujours impliqué. La pulsion scopique (la Schautrieb freudienne) l’exige. Mais que veut-il s’approprier par cette intense activité visuelle ? Que s’efforce-t-il d’obtenir ? Que se passe-t-il dans le voyeurisme ? Au moment de l’acte du voyeur, où est le sujet, où est l’objet ? Le voyeurisme implique l’œil comme organe mais le ressort de sa logique est ailleurs. Dans le voyeurisme, ce n’est pas de vision qu’il s’agit mais de regard.

#4. Lundi 3 avril – Amour-haine : un couple pulsionnel d’exception. Intervenant : Pierre Falicon. Dans Pulsion et destins des pulsions, Freud souligne que «la transformation d’une pulsion en son contraire (matériel) ne s’observe que dans un cas, celui de la transposition de l’amour en haine». Quel éclairage clinique cela permet-il ? Quelles conséquences peut-on en déduire par rapport au Malaise dans la civilisation ?



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