Le Courrier ACF MAP

Le Courrier de l’ACF MAP : pour tout savoir sur les événements organisés en Méditerranée-Alpes-Provence par l’ECF et l’ACF MAP, les activités du Champ freudien (Section clinique Aix-Marseille, antenne clinique de Gap, Uforca, groupes de recherche CEREDA, laboratoire CIEN), les publications et les rencontres dans les librairies.

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Septembre 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

acropole XIXe siècleCet été en Grèce, comment ne pas faire mention du célèbre trouble de mémoire sur l’Acropole de Freud. Là, dans cet endroit magique, ce texte admirable m’est revenu, éblouie que j’étais aussi par les traces indélébiles de ce passé, au fondement de la psychanalyse. Ce fut à l’occasion du soixante-dixième anniversaire de Romain Rolland que Freud lui écrivit cette lettre retraçant un de ses propres troubles du souvenir, probablement un «déjà-vécu», survenu à la fin de l’été 1904, lors d’un voyage à Athènes, précisément sur l’Acropole. Freud s’y rendait pour la première fois, accompagné de son frère cadet, à la suite d’un court séjour à Rome.
Mais, après un été qui, je le souhaite, a été bénéfique pour tous, revenons à notre rentrée. 
Nous reprenons nos activités pour ce mois de septembre et misons toujours et encore sur notre désir de transmission et de diffusion de la psychanalyse lacanienne, mission première de l’ACF MAP. Que nous réserve cette rentrée ?
Verra le jour dès le 20 septembre un nouveau séminaire de l’ACF MAP autour de la lecture du Télévision de Lacan, sur dix séances. Nous l’avons conçu comme un travail de logique collective où des membres de l’ECF, de la NLS et de l’ACF MAP interviendront en binôme. Nous souhaitons ce séminaire avant tout dynamique, rigoureux et agalmatique, réservé à tous ceux qui s’inscriront au préalable et souhaitent entendre et mettre au travail ce texte brûlant par son actualité. Citons la vive question de Jacques-Alain Miller sur les enjeux de la psychanalyse entre intime et politique : «Ne veux-tu rien savoir du destin que te fait l’inconscient ?». À quoi Lacan répond : «La psychanalyse vous permettrait d’espérer assurément de tirer au clair l’inconscient dont vous êtes sujet. Mais chacun sait que je n’y encourage personne dont le désir n’est pas décidé.» (Télévision, Seuil, p. 67.)
L’année 2019 se prépare également avec ses grandes conférences. Livrons ici pour nos lecteurs le thème : Lire le dernier enseignement de Lacan : Que devient « le grand secret de la psychanalyse [1]» aujourd’hui ? et le début de l’argument : « La psychanalyse change, c’est un fait.[2] Elle change depuis ses origines. Freud, Lacan, Jacques-Alain Miller et les psychanalystes d’orientation lacanienne n’ont eu et n’ont de cesse d’interpréter et d’accompagner ce changement. Quels usages faire des concepts fondamentaux de la psychanalyse aujourd’hui ? Quelles sont les conséquences de ce changement pour la psychanalyse au XXIe siècle ? Nos invités en témoigneront lors des grandes conférences de l’ACF MAP 2019. » Vous retrouverez très prochainement sur notre site web, notre page Facebook et notre compte Twitter leurs noms et les dates de ces grands rendez-vous.
Le 29 septembre, nous vous donnons à toutes et tous rendez-vous à Marseille dans le cadre du cycle des grandes conférences de notre ACF. Nous aurons l’honneur de recevoir notre collègue et invitée, Christiane Alberti qui a donné comme titre à sa conférence : L’urgence toujours au rendez-vous de l’analyse pour aborder la dimension réelle de l’inconscient.
En attendant, vous découvrirez dans ce Courrier de septembre, développées sur notre site http://www.psychanalyse-map.org, les rencontres inédites et inventives que chacun des membres du bureau et des collègues préparent avec grand soin, détermination et un désir décidé pour la diffusion du discours analytique dans notre région et au-delà.
Bonne rentrée à vous tous et à très bientôt,
F. H.
PS : Pour les adhérents de l’ACF MAP : vous pouvez noter d’ores et déjà dans vos tablettes la date du samedi 8 juin 2019, fixée pour la tenue de la prochaine assemblée générale annuelle, de 10h à 12h30.
[1] Lacan J., Le Séminaire, livre VI, Le désir et son interprétation, Éditions de La Martinière, Le Champ freudien, 2013, p. 353)
[2] Présentation du thème du X° congrès de l’AMP à Rio de Janeiro en 2016. Jacques-Alain Miller l’indique dans son propos sur «L’inconscient et le corps parlant».

Juin 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

Quelle actualité en ce mois de juin pour ce dernier courrier de la saison ? Nous venons ensemble de vivre ces six premiers mois 2018 de notre ACF qui se ponctuent le 2 juin par l’assemblée consultative 2017 en présence de Laurent Dupont, responsable et vice-président des ACF et de l’ECF. Nous vous y attendons nombreux, tous et toutes, chers membres de l’ACF pour échanger autour de l’année qui s’est écoulée sous la délégation d’Elisabeth Pontier et des perspectives 2018 de notre ACF nommé « satellite » de l’ECF selon Jacques-Alain Miller.
C’est le pari que Jacques-Alain Miller a lancé avec le réseau Zadig[1], qui annonce « l’année zéro du champ freudien » dans sa Conférence de Madrid du 13 mai 2017. C’est dire que nos initiatives, rencontres, conférences, séminaires, connexions sont organisés sous ce sceau et à partir de cette indication : « Tout recommence, sans être détruit, pour être porté à un niveau supérieur. »
 Ce mois de juin, deux grandes conférences se dérouleront autour de notre thème : « Qu’est-ce qu’analyser le parlêtre ». Ces deux conférences porteront sur l’interprétation à l’heure du parlêtre – le 2 juin après-midi, avec Laurent Dupont, qui nous parlera de « l’interprétation en-corps » et le 16 juin à Toulon, avec Jérôme Lecaux, sous le titre « Interpréter la jouissance, jouir de l’interprétation ».
 Et encore ? Cap vers les 48e Journées de l’ECF les 17 et 18 novembre prochains à Paris qui se préparent avec ferveur et enthousiasme sous l’égide de ses directeurs, Eric Zuliani et Laura Sokolowski, sous ce thème contemporain que la subversion lacanienne va traiter : gai gai, marions-nous ! – La sexualité et le mariage dans l’expérience psychanalytique. L’ACF MAP prend le pas de cette préparation pour exploiter ce sujet brûlant d’actualité.
 Vous pourrez lire le détail de ces thèmes dans ce Courrier, sur notre site web psychanalyse-map.org et en suivre l’actualité sur Facebook et Twitter. 
 A très bientôt et bel été.
 F. H.
 PS : Réservez d’ores et déjà votre samedi 29 septembre après-midi à Marseille pour la grande conférence de l’ACF MAP de Christiane Alberti, psychanalyste à Toulouse.

Mai 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

Le congrès de l’AMP à Barcelone vient de se terminer. Un congrès hors du commun car il a touché à l’os même de la clinique par son thème : les psychoses ordinaires et les autres, sous transfert. Ce congrès a mis au travail « l’architecture des psychoses » (J.-A. Miller). Mettons l’accent sur la vive intervention d’Éric Laurent à partir du mot de Lacan sur l’abord de la forclusion généralisée : « tout le monde est fou, tout le monde délire ». ; Disruption, effraction de la jouissance dans l’homéostasie du corps. Pour la psychanalyse du XXI -ème siècle, ce congrès marquera un avant et un après. Nous n’avons pas fini d’en tirer des conséquences sur ce qu’est l’Orientation lacanienne pour la subjectivité de notre époque.Cela a été repris lors du congrès : en 1964, Lacan, dans son acte de fondation, nous donne une orientation plus que contemporaine et indispensable pour l’action qui : « dans le champ que Freud a ouvert, restaure le soc tranchant de sa vérité – qui ramène la praxis originale qu’il a instituée sous le nom de psychanalyse dans le devoir qui lui revient en notre monde – qui, par une critique assidue, y dénonce les déviations et les compromissions qui amortissent son progrès en dégradant son emploi. Ce vaste objectif de travail est indissoluble d’une formation à dispenser dans ce mouvement de reconquête[1] ».
Aussi, guidons-nous de cet objectif dans le sillon de Lacan : restaurer, dénoncer, ramener la praxis de la psychanalyse. L’ACF MAP, dans sa mission de transmission et de diffusion du Discours analytique, prend plus que jamais les couleurs de cette Orientation. Que chaque membre de notre ACF, par son désir décidé, diffuse ce parfum lacanien au sein de la cité, et par nos nombreuses rencontres.
Rendez-vous aussi le 2 juin, journée pour notre AG à Marseille et la conférence de Laurent Dupont, vice-président de l’ECF et responsable des ACF.
Bonne lecture à tous et à très bientôt.
[1] Lacan, J., « Acte de fondation » (1964), Autres écrits, Seuil, 2001, p. 229.

Avril 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

Ce mois de mars fut riche en événements organisés par l’ECF, évènements qui témoignent de l’engagement éthique et politique de la psychanalyse lacanienne toujours en prise avec « la spire de notre époque ». Rencontres qui ont drainé un très large public pour soutenir un véritable et urgent combat pour défendre la subjectivité quand elle est mise à mal par les approches neuro et cognitivistes de tous ordres. Aussi, se sont tenues : la journée CERA à Paris, le 10 mars dernier, sur « Autisme & Parentalité » ; la journée de la FIPA à Rennes, autour des « Paradoxes de la demande », a mis à l’honneur la clinique rencontrée dans les institutions de la FIPA, qui, « en permettant le décalage de l’analyste par rapport au sens et à la demande sociale » (Gil Caroz) constituent de véritables « vacuoles dans le discours du maître » (Damien Guyonnet).
Ce mois d’avril, du 2 au 6, se tient à Barcelone le XIe Congrès congrès de l’AMP Association mondiale de psychanalyse, sur « Les psychoses ordinaires et les autres, sous transfert ». « Ce titre proposé a la vertu d’interpréter ou du moins d’interpeler quelque chose du vif de la clinique psychanalytique actuelle. Le vif, ce bout de réel que l’expérience analytique ne cesse de rencontrer. Poursuivre dans la brèche ouverte par l’enseignement de Lacan – le dernier et l’autre –, c’est ne pas se soustraire à ce réel, proprement analytique. » (Extrait de l »argument de Ana Aromi et de Xavier Esqué, à lire ici.)
Zoomons sur le prochain rendez-vous à Marseille le 14 avril pour une rencontre intercartel en compagnie de Virginie Leblanc, déléguée nationale aux cartels. Il est en effet important que le cartel revienne au centre de nos actions. Il est l’un des dispositifs les plus à même de nouer clinique, théorie et politique « en cette période si particulière du malaise dans la civilisation ». L’École s’est engagée « à y répondre, ou plutôt en répondre ». Vous tous, membres de l’ACF MAP et au-delà, venez nombreux soutenir les cartels cet « organe de base » institué par Lacan.
Encore un mot : réservez bien la date de la journée exceptionnelle du 2 juin prochain à Marseille, où se tiendra notre AG le matin en présence de Laurent Dupont, vice-président de l’ECF, qui sera suivie de sa conférence l’AM.
Et aussi découvrez nos autres rencontres d’avril dans ce numéro.

 

Mars 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

« Il me paraît opportun de donner quelques précisions sur le sens politique de l’éthique dont nous sommes responsables, nous les héritiers de Freud. » Cet énoncé de Lacan (Le Séminaire, livre VIIL’éthique de la psychanalyse, Seuil, p. 214) est repris dans un tweet d’Yves Vanderveken pour faire entendre l’enjeu de la journée Question d’école du 3 février dernier à Paris, journée de politique et d’éthique de la psychanalyse. Son thème, « Les nouvelles figures du psychanalyste, Effets politiques de la formation, Éveil, acte et action », s’est magistralement appliqué à démontrer ce qu’est aujourd’hui un psychanalyste engagé. Nous avons entendu des interventions remarquables dédiées à la variété de l’expérience analytique telle qu’elle s’appréhende au moment de la passe. Six Analystes de l’École ont témoigné sur le vif de la fin d’une analyse.
Deux événements majeurs se tiennent ce mois de mars. Notre ACF promeut ces deux moments forts de l’ECF, moments politiques féconds pour la psychanalyse lacanienne : le 10 mars, la journée du CERA – Centre d’études et de recherches sur l’autisme –, puis, la semaine suivante la journée FIPA le 17 mars. Nous sollicitons chacun de vous, membres de notre ACF à participer, diffuser et promouvoir ces grandes journées de politique lacanienne.
Si l’ECF a créé le CERA, c’est que ses instances ont anticipé ce que Lacan a dit ainsi : « Le maître de demain, c’est aujourd’hui qu’il gouverne », cite Laurent Dupont, vice-président de l’ECF et des ACF. Le 10 mars prochain, il y a urgence à faire clamer une parole qui fasse entendre ce que la psychanalyse a à transmettre de sa rencontre avec les sujets dits autistes.
La journée FIPA, le 17 mars à Rennes, traitera des Paradoxes de la demande. Là encore, le discours du maître vise à gommer cette opérante triade lacanienne du besoin de la demande et du désir et nie le transfert. Le symptôme ne se dresse pas, ne s’abolit pas, mais il reste ce qu’il y a de plus singulier chez chacun. Enseignante donc sera cette journée qui s’adresse aux CPCT et institutions affiliées, elle sera une orientation pour tous les cliniciens.
Lacan et l’amour fut à l’honneur à La Criée le 15 février dernier avec une scène de prestige, moments inoubliables où le discours analytique fut au cœur même de la cité. Macha Makeïeff, Hervé Castanet, François Regnault, François Rouan et Philippe Bera n’étaient pas là des comédiens mais des corps parlants sur l’amour, engagés dans leur énonciation singulière à chacun.
Nous vous attendons nombreux pour accueillir à Marseille le 10 mars prochain notre collègue et invité, Jean-Louis Gault, psychanalyste à Nantes, qui entrera dans le vif du thème de notre cycle de conférences sous le titre « Le parlêtre et son sinthome ». Mais aussi rendez-vous avec les enseignements ouverts lors des séminaires ECF et ACF chaque jeudi du mois. Plusieurs autres rencontres annoncées dans le présent Courrier manifestent du dynamisme de notre région pour la transmission et la diffusion de la psychanalyse. Bonne lecture à tous.
Rappel aux membres de l’ACF MAP : merci de noter sur vos agendas la date de l’assemblée générale, samedi 2 juin matin.

Février 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

En juillet 1980, Lacan prononce le discours d’ouverture de la Première Rencontre Internationale du Champ freudien et, s’adressant à ses auditeurs, il leur dit : « C’est à̀ vous d’être lacaniens, si vous voulez. Moi, je suis freudien. C’est pourquoi je crois bienvenu de vous dire quelques mots du débat que je soutiens avec Freud, et pas d’aujourd’hui. Voilà : mes trois ne sont pas les siens (moi, ça et surmoi) Mes trois sont le réel, le symbolique et l’imaginaire. J’en suis venu à les situer d’une topologie, celle du nœud, dit borroméen. J’ai donné́ ça aux miens. Je leur ai donné́ ça pour qu’ils se retrouvent dans la pratique. Mais s’y retrouvent-ils mieux que de la topique léguée par Freud aux siens ? »
Telle est l’introduction d’Esthela Solano Suarez qui a ouvert le cycle des grandes conférences 2017 de l’ACF MAP le 20 janvier dernier. Nous sommes très heureux de l’avoir reçue à Marseille. Sa lecture du cas Dora à la lumière du tout dernier enseignement de Lacan, en prenant appui sur la notion de corps parlant, renouvelle la découverte freudienne et ouvre des perspectives pour la psychanalyse au XXIe siècle. Elle met l’accent sur la problématique du symptôme hystérique afin d’interroger la fonction de la lettre de jouissance dans le symptôme. Esthela Solano a fait étinceler la clinique analytique, qui s’est poursuivie avec une conversation comme nous les aimons autour du livre d’Hervé Castanet, Quand le corps se défait, moments cliniques. Un échange animé, rigoureux et enseignant avec Esthela Solano, Dominique Vallet, psychiatre et psychanalyste à Toulon, et Hervé Castanet a permis d’interroger les bricolages et solutions inédites et singulières de chaque sujet psychotique présenté.
De nombreuses rencontres nous attendent en février :
. La journée Question d’Ecole le 3 février à Paris prochain sous le thème, nouvelles figures du psychanalyste. Gil Caroz en donne l’enjeu : « Cette journée ménagera un temps important pour des échanges à bâtons rompus, de telle sorte que notre programme inclut un X dont nous ne connaissons pas encore les conséquences. »
. La suite sera sous le signe de l’amour avec la grande rencontre « Lacan et l’amour » à la Criée le 15 février dans le cadre de « MP 2018, Quel amour ! ».
. Et le 10 février à Aix lors de la seconde grande conférence de l’ACF, Dalila Arpin viendra nous dire de quoi est faite la rencontre amoureuse et nous présentera ses Couples célèbres à la librairie Goulard.
Vous en découvrirez la suite dans ce Courrier et le détail sur le site http://www.psychanalyse-map.org., sur Facebook et Twitter. Nous vous y attendons nombreux. A se réinventer, la psychanalyse trouve sa seule chance de rester vivante et nouée à la pratique qui ne cesse de l’interroger.

Janvier 2018 : cliquer ici
L’EDITO
Par Françoise Haccoun, Déléguée régionale

Le mandat de déléguée régionale de l’ACF MAP m’a été confié pour deux ans. J’en suis honorée et veillerai à maintenir un lien vif entre l’ACF et l’École de la Cause freudienne, suivant l’indication de Jacques-Alain Miller de « surclasser les ACF[1] ». C’est dire que nous aurons à suivre le pas de l’ECF au plus près au sein de notre ACF.
Nous sommes à un temps charnière pour la politique de la psychanalyse, celle de l’année zéro du champ freudien. Notre ACF veillera donc à garder le cap de ce mouvement nouveau, inédit et nécessaire, ô combien. Et si l’École constitue notre boussole, il nous appartient de continuer d’inventer les formes que prendra, dans notre région, l’étude de la psychanalyse, sa diffusion, pour que le discours analytique fleurisse dans les champs social, politique, médical, culturel, artistique, intellectuel. C’est pourquoi nous lui donnerons la place qui lui revient grâce aux connexions inventives et aux liens constitués et à développer des partenariats innovants.
Le cycle des grandes conférences de l’ACF MAP s’ouvre sur ce thème « Qu’est-ce qu’analyser le parlêtre ». Les psychanalystes de renom, des AE en exercice pour certains, nous font l’honneur de témoigner, à partir de leur désir d’analyste, de leur praxis. 
Nous avons choisi pour la présentation de ce programme cette peinture de Giorgio de Chirico, La conquête du philosophe (1914), où les objets, familiers en apparence, suspendus, montent au zénith et renvoient à notre monde où l’ordre symbolique vacille. Nous l’avons choisi car il noue le réel hors sens, l’imaginaire onirique des objets et le symbolique du discours. Osons alors le rapporter au tout dernier enseignement de Lacan, tout le monde est fou, n’est-ce pas ?
La conférence d’Esthela Solano autour de « La lettre de jouissance » ouvrira le cycle des conférences le 20 janvier. En seconde partie une conversation autour de l’ouvrage d’Hervé Castanet, Quand le corps se défait, moments cliniques, vient dans le droit fil du très prochain congrès de l’Association mondiale de psychanalyse : « Les psychoses ordinaires et les autres, sous transfert », qui se tiendra en avril à Barcelone.
Nous poursuivrons l’étude de la psychanalyse par les quatre séminaires, chaque jeudi, sur Marseille, Aix-en-Provence et Toulon, (le séminaire ECF et les séminaires de l’ACF), conduits par des psychanalystes membres de l’ECF. Je vous laisse découvrir les très prochaines séances dans ce courrier de janvier.
Les deux séminaires de recherche toulonnais[2] continuent en 2018. Une rencontre est en préparation à Gap/ Manosque sur le vif thème du « passage à l’acte et milieu judiciaire ».
Enfin, n’oublions pas la dimension éditoriale qui fait de notre région un point de mire. L’ouvrage collectif, Entrées dans la psychose, études cliniques, sous la direction d’Hervé Castanet, et Quand le corps se défait, moments cliniques, d’Hervé Castanet, donnent lieu à de nombreuses rencontres en librairie et avec de nombreux partenaires.
MP2018 sera consacré à l’amour ! Alors réservez d’ores et déjà la date du jeudi 15 février prochain au Théâtre national de Marseille La Criée dans le cadre de son programme officiel « Quel amour ! ». Des surprises vous attendent à la rencontre de Lacan et l’amour !
Enfin, je tiens particulièrement à remercier Hervé Castanet pour ses conseils avisés et « branchés », ses propositions foisonnantes, toujours au plus près de la politique de l’École. Je reprendrai son mot pour notre région « que mille fleurs fleurissent » ; un grand merci à notre collègue Renée Adjiman qui sait si bien ouvrir des portes incroyables pour que rayonne le discours analytique dans la cité ; et à Elisabeth Pontier pour m’avoir transmis les nombreux dossiers de la fonction de DR qu’elle a su si bien représenter ces deux dernières années, avec un désir assuré.
 Ce travail ne peut réussir qu’avec la coordination des différents bureaux de villes où s’incarne un désir impliqué de faire rayonner notre orientation. Au nom du comité régional, belle année 2018, riche en rencontres, prometteuse et créative !
 
F. H.
[1] Lors de la dernière AG de l’ECF, le 24/11/17.
[2] « Dépressions et nouvelles formes de mélancolie – Crises du bonheur au XXI° siècle ? » et « Le traumatisme, os de la clinique ».
 
Bureau 2018-2019
 
. Président AL MAP : Hervé Castanet
. Déléguée régionale : Françoise Haccoun
. Déléguée aux cartels : Elisabeth Pontier
. Secrétariat Aix-Marseille-Martigues : Dominique Pasco
avec Benoît Kasolter et Ana-Marija Kroker (Marseille), Véronique Villiers et Béatrice Marty (Aix-Martigues)
. Secrétariat Toulon : Patrick Roux
avec Marie-Claude Pezron (Hyères)
. Connexions Marseille : Pamela King
. Connexions Toulon : Françoise Biasotto et Pierre Falicon
. Diffusion mail : Françoise Biasotto
. Librairie ACF : Philippe Devesa
. Bulletin abords : Françoise Denan
. Courrier, blog, réseaux sociaux : Laurence Martin
. Secrétariat du bureau de ville Gap-Manosque : Lisiane Girard
avec Jacques Ruff et Françoise Mary, extimes
 
Avis aux membres de l’ACF MAP : notez la date de l’assemblée générale de l’ACF MAP 2017, samedi 2 juin 2018 en matinée à Marseille, en présence de Laurent Dupont, vice-président de l’ECF, qui tiendra une grande conférence l’après-midi.

Décembre 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Mon mandat s’achève et je suis très heureuse de vous annoncer que Françoise Haccoun sera notre prochaine déléguée régionale pour les deux prochaines années. Notre ACF MAP rayonne par son dynamisme et ce fut un plaisir de soutenir et d’œuvrer à l’articulation et la synergie de toutes ses activités. Travailler dans une communauté aussi vivante qu’inventive est vraiment une fierté.
 Les 47e Journées de l’Ecole de la Cause freudienne qui viennent de se tenir à Paris ont rencontré un franc succès. Nous en sommes revenus chargés de pépites. Cet événement, comme tous ceux en région, fait signe que le discours analytique rencontre son public. Il se déplace désormais au-delà des institutions qui longtemps ont abrité l’enseignement de Freud et de Lacan. Les ACF, flotille de l’ECF, sont maintenant les bastions où, sous différentes formes, se fait entendre le vif de l’orientation lacanienne.
 Ce dernier éditorial est l’occasion de lancer l’abonnement au cycle 2018 des grandes conférences de l’ACF MAP qui aura pour thème Qu’est-ce qu’analyser le parlêtre ? Que peut-on attendre d’une analyse au XXIe siècle ?
 L’année se termine également avec une publication très attendue : Quand le corps se défait. Moments dans les psychoses, d’Hervé Castanet, aux Editions Navarin. Une séance de dédicaces aura lieu le 1er décembre après-midi lors du 37ème rendez-vous du CPCT à Aix-en-Provence. Cette date inaugure une série d’événements consacrés à ce livre ainsi qu’à l’ouvrage collectif Entrées dans la psychose, paru sous la direction d’Hervé Castanet, aux éditions Anthropos Economica. Je vous recommande en particulier le débat qui se tiendra à la librairie toulonnaise Le carré des mots, en présence de l’auteur, Hervé Castanet, de Jean-Louis Morizot et Damien Guyonnet. Cette rencontre viendra capitonner la mise au travail proposée par la conférence La psychanalyse et la vie que ce dernier donnera à l’hôpital Sainte-Musse de Toulon. Les séminaires de l’ECF et de l’ACF se poursuivent avec deux séances les 7 et 14 décembre.
 Enfin, je vous informe de la sortie du bulletin électronique abords, numéro double 35-36 de l’ACF MAP : La psychanalyse vivante. Qu’est-ce que psychanalyser au XXIe siècle ? Je vous invite à vous rendre sur notre site où il sera prochainement possible de le commander.
A tous une excellente fin d’année et au plaisir de vous retrouver en 2018 !

Novembre 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Notre ACF continue d’inscrire ses activités dans l’année zéro du champ freudien, ainsi nommée par Jacques-Alain Miller. Comment ?
 D’abord, en rappelant que se dérouleront ce mois-ci les journées de l’Ecole à Paris sur le thème Apprendre : désir ou dressage ?. Thème politique s’il en est, car il nous rappelle que notre désir est impliqué dans notre choix de civilisation. En effet, comment chacun prend-il au sérieux la politique du symptôme qui se dégage de la doctrine lacanienne ? C’est la visée d’une analyse et c’est au prix de cette expérience que la psychanalyse continue d’être une réponse vivante au malaise dans la civilisation.
Ensuite, notre ACF est également très heureuse de vous annoncer la sortie d’un ouvrage collectif, clinique et donc politique : Entrées dans la psychose.
Ce très bel ouvrage, sous la direction d’Hervé Castanet, aux éditions Economica/Anthropos, n’est pas seulement un formidable outil didactique pour les cliniciens. Il fait entendre comment l’enseignement de Lacan nous éclaire pour prendre en compte la valeur de l’invention « à l’époque du parlêtre qui ne sauve plus le père mais le pluralise[1] ».
Nous avons été sensible au choix de l’oeuvre en première de couverture : un dessin-poème d’Alexandre Leger dont le titre est A Terrible Run. Invitation au rêve et à la poésie, nous y lisons une mise en garde contre « la croyance identitaire [qui] porte en germe la folie, y compris sous la forme logique selon laquelle « je me hâte de m’identifier au même de peur qu’on ne me reconnaisse pas comme homme[2] ».
Je vous remercie de favoriser les commandes de l’ouvrage auprès de notre librairie ACF en réservant dès à présent votre exemplaire par mail à : acf.librairie@gmail.com
Enfin, dès le 2 novembre débuteront les Enseignements ouverts avec, ce jeudi, la première séance du séminaire de l’ECF : Moments cruciaux dans une analyse. Nous vous y attendons nombreux ainsi qu’aux jeudi suivants pour les séminaires qui se tiendront sur Aix, Marseille et Toulon.
 
[1] Castanet, Hervé, quatrième de couverture de l’ouvrage.
[2] Laurent, Eric, « Nouvelles incarnations du désir en Europe », Lacan Quotidien, n° 747, 25 octobre 2017.

Octobre 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

La rentrée se confirme sous les auspices de Zadig en cette année zéro du champ freudien. Vous avez pu, pour vous mettre au diapason et saisir la voie ouverte par Jacques-Alain Miller, vous procurer sa brochure et peut-être adhérer au mouvement lacanien. Nous vous invitons également à offrir ce bulletin à tous ceux qui veulent savoir ce qu’est l’orientation lacanienne.
Dans cette veine nous avons le plaisir de vous annoncer la parution très prochaine d’un très bel ouvrage clinique collectif sous la direction d’Hervé Castanet, aux éditions Economica/Anthropos : Entrées dans la psychose. Cet ouvrage, que vous pouvez dès aujourd’hui commander à la librairie de l’ACF MAP, n’est pas seulement un manuel clinique formidable, nouant théorie et clinique, il a le statut d’un acte politique.
« Aucune grille statistique ne rend compte de la pluralité des déclenchements, ni donc des entrées dans la psychose », y affirme Hervé Castanet. Il ajoute : « aux affirmations marquées du sceau de l’évidence […], la clinique, orientée par Lacan, objecte par la prise en compte du un par un. » Ce recueil de cas est un acte politique en tant qu’il ne recule pas devant la complexité clinique, autre nom du réel analytique. Il est la démonstration que rien n’est à jeter dans l’enseignement de Lacan. En particulier l’apport théorique des années 70 nous aide à penser la richesse clinique des psychoses, des plus extraordinaires au plus ordinaires, nous éloignant définitivement de tout abord déficitaire de cette structure.
Nous vous donnons également rendez-vous le 14 octobre au Pôle psychiatrique à Marseille, pour entendre Alain Merlet qui poursuivra l’élaboration de ce réel, spécifique de la clinique, en tant qu’ « impossible à supporter », selon la formule de Lacan.

Septembre 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Cette rentrée a lieu sous le signe de ZADIG (Zéro Abjection Démocratic International Group), le signifiant nouveau sous lequel Jacques-Alain Miller a placé « l’année zéro du champ freudien »[1] qui s’ouvre devant nous. « Tout recommence, sans être détruit pour être porté à un niveau supérieur. »[2]
L’ACF MAP prend acte de cette orientation de l’ECF qui ne recule pas devant le malaise contemporain de la civilisation. Elle en a témoigné en s’engageant lors des dernières élections présidentielles, une première dans l’histoire de la psychanalyse !
Car le monde change et les analystes sont tenus de saisir ce changement pour s’en faire les « interprètes »[3], comme Lacan les y a incités. Ils s’invitent désormais à la table des politiques car ils ont quelque chose à leur dire et souhaitent, dans un véritable dialogue avec eux, ouvrir les pistes d’une réflexion approfondie.
Ils ne le font pas seuls. D’autres – intellectuels, universitaires, artistes – les ont rejoints, préoccupés tout autant de la marche du monde. Ces rencontres font naître de nouveaux possibles.
A côté du « monde pris comme terrain de jeu »[4], cette rentrée, selon le vœu de Jacques-Alain Miller, sera aussi celle d’une transmission resserrée de l’enseignement de Jacques Lacan avec des séminaires des membres de l’ECF qui se tiendront dans les trois villes : Aix-en-Provence, Marseille et Toulon.
Excellente rentrée à tous !
[1] Miller J.-A., in Lacan Quotidien, N°718 du 11 juin 2017.
[2] Ibid.
[3] Lacan J., « Fonction et champ de la parole et du langage », Écrits, Seuil, p. 321.
[4] Selon la formule d’Hervé Castanet.

Juin 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Ce mois-ci, nous vous donnons rendez-vous pour l’après-midi préparatoire des journées 47 de l’ECF qui auront pour thème : Apprendre : désir ou dressage. Notre invité, Gil Caroz, viendra nous mettre en appétit avec une conférence, avant la coupure estivale.
Notre politique qui s’oriente du désir et de l’hypothèse de l’inconscient a rencontré aussi une autre actualité politique : celle de l’élection présidentielle bientôt suivie par le scrutin des législatives.
En effet, ces trois derniers mois nous ont mobilisés intensément avec l’organisation de deux forums à Marseille. Ce fut une réussite mais ce n’est pas fini, cela a des conséquences : les rencontres qui ont eu lieu à cette occasion sont le point de départ de liens solides car liés au combat qui nous a animé. Ce combat pour les lumières et contre l’obscurantisme pour lequel notre ACF a œuvré s’inscrit, vous le savez, dans une articulation étroite avec la politique de l’Ecole de la Cause freudienne. Jacques Alain Miller a décidé de donner une suite à cette série d’événements féconds en créant une brochure : La Modiva Zadig (Zero Abjection Democratic International Group) qui sera l’organe de diffusion d’un réseau politique lacanien mondial. Vous trouverez tous les détails sur le contenu de cette brochure, que vous pourrez bientôt commander à la librairie ACF, dans Lacan Quotidien N° 700. Cette brochure est désormais le témoin de la poursuite du réveil qui a été le notre face au réel de la montée du pire.
Autre bonne nouvelle : du neuf est prévu pour la prochaine session de Propédeutique de la Section clinique. Elle sera aixoise et aura pour thème : Déprise sociale et nouvelles formes cliniques des psychoses. La Section clinique proprement dite poursuivra ses enseignements sur Marseille. Nous espérons y retrouver nombreux tous ceux qui souhaitent se former sérieusement à l’orientation lacanienne.
En attendant le prochain courrier de la rentrée, nous vous souhaitons à tous un très bel été.

Mai 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Regardez travailler les bâtisseurs de ruines
Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur terre
Ils sont au bord de l’homme et le comblent d’ordures
Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle.
On s’habitue à tout

Sauf à ces oiseaux de plomb
Sauf à leur haine de ce qui brille
Sauf à leur céder la place.[…]Que la bouche remonte vers sa vérité
Souffle rare sourire comme une chaîne brisée
Que l’homme délivré de son passé absurde
Dresse devant son frère un visage semblableEt donne à la raison des ailes vagabondes.[1]Notre mois de mai a commencé depuis quelques semaines déjà… le 8 avril avec notre premier Forum anti-haine à Marseille. Des voix multiples font résonner leurs singularités suite à l’appel de Jacques-Alain Miller pour faire entendre la voie de la raison.
Qui voudrait que soit refusé à sa fille, un avortement dit « de confort » ? Qui n’est pas saisi d’effroi devant les exhortations à faire « la guerre aux terroristes »[2] ? Qui en effet voudrait plus de guerres que le monde n’en compte déjà ? Qui voudrait avoir à prouver qu’il est bien français ? Qui veut d’un pays où la liberté de la presse est entravée ? Qui ne redoute de voir certains, se sentant autorisés, déchaîner leur haine en acte ?
Chacun dans notre communauté éclairée sait cela, aussi nous vous donnons rendez-vous le 3 mai de 18h30 à minuit, pour rassembler nos forces en faisant entendre combien il est important de résister, pas seulement au quotidien, ou en descendant dans la rue, mais aujourd’hui, en allant aux urnes. C’est notre actualité, notre priorité, alors venez, inscrivez vous ! Mais surtout faites s’inscrire, mobilisez autour de vous ! Ce sera un forum dynamique et de grande qualité, incluse la retransmission en direct du débat télévisé entre les deux candidats finalistes et des commentaires à chaud. Venez vivre ensemble ce moment de démocratie.

E. P.

[1] Paul Eluard, Novembre 1936, Poèmes d’amour et de liberté, Le Temps Des Cerises éditeur, 1995.
[2] Marine Le Pen dans un meeting récent.

Avril 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Des jours heureux, une colombe
Des soirs qui tombent, un regard bleu
Plus un sanglot, plus un violon
La vie et tout ce temps cassé
Que l’ on appelle le passé

 
Plus l’avenir en dix leçons
De nos prophètes bénévoles
Plus une bombe sur une école
Et les oiseaux qui chantent après
L’avion ne l’ a pas fait exprès
Jacques Prévert, « L’addition » (2 premières strophes)
Tous les efforts de l’ACF MAP sont à ce jour requis pour l’organisation du Forum Anti-Haine qui se tiendra le 8 avril à l’appel de l’ECF. Il est notre priorité absolue.
Les psychanalystes de l’ECF, avec à leur tête Jacques-Alain Miller, sont sortis de leur réserve pour appeler à voter contre le parti de la haine, contre celle qui veut remplacer le désordre par l’ordre.
Car cela a de quoi faire peur. En effet, du désordre, on ne peut sortir. C’est ce que nous apprend la découverte freudienne : boiter n’est pas pécher. Lacan en donne une autre formule: il n’y a pas de rapport sexuel. La dysharmonie et le ratage sont au rendez-vous, nous laissant seulement la possibilité de trouver, d’inventer, le ratage le plus gracieux et le plus digne. La condition humaine des êtres parlants implique que nous sommes tous castrés, tous tordus, tous délirants, tous habités par un réel sans loi, un profond désordre. Sortir du désordre par l’ordre, c’est localiser le désordre hors de soi, hors des frontières, chez l’autre. C’est une vision paranoïaque du monde. Elle conduit au pire, nous le savons, nous n’en voulons pas.

Mars 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

La passionnante exposition Après Babel, traduire, présentée au MuCEM actuellement, nous a permis de découvrir un mot qui ne peut qu’intéresser les « praticiens de la fonction symbolique »[1]. Il s’agit d’un mot bien connu sur le continent africain et difficilement traduisible en français : UBUNTU. Il est à rapprocher du terme « humanité » mais aussi des mots : construire, inventer, mettre ensemble. Le prix Nobel de la Paix Leymah Gbowee en donne une traduction approximative: « Je suis ce que je suis, grâce à ce que nous sommes tous. » Mandela s’y est référé pour sortir son pays de l’Apartheid. Dans une interview, il explique que ubuntu ne veut pas dire que les gens ne doivent pas s’enrichir, mais que la question est : « Qu’allez-vous faire pour permettre à la communauté autour de vous d’être en mesure de progresser ? » Un autre prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu, ajoute que quelqu’un d’ubuntu est ouvert aux autres car « il a conscience d’appartenir à quelque chose de plus grand ». 
Nous y avons retrouvé nos marques, celles héritées de Lacan lorsqu’il fait entendre dans son Séminaire, le 10 mai 1967, que « l’inconscient c’est la politique ». C’est pourquoi, afin de nourrir cette réflexion, nous sommes très heureux d’accueillir Philippe De Georges à Marseille pour sa conférence qui portera sur le malaise dans la civilisation entre rejet et soumission radicale.
Mais les rendez-vous en mars sont multiples : les séminaires, l’atelier de lecture freudienne et également des débats, dans la cité, au théâtre et dans les musées, pour faire entendre le discours analytique et continuer de s’amuser sérieusement.
 
E. P.
 
[1] Lacan  J., Ecrits, Seuil, 1966, p. 284.

Février 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

« Ce que j’ai à vous dire, je vais vous le dire – c’est que la psychanalyse est à prendre au sérieux, bien que ce ne soit pas une science. […] C’est une pratique de bavardage. Aucun bavardage n’est sans risque. Déjà, le mot bavardage implique quelque chose. Ce que ça implique est suffisamment dit par le mot bavardage. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas que les phrases, c’est-à-dire ce qu’on appelle les propositions, qui impliquent des conséquences – les mots aussi. »[1]
Le cycle des grandes conférences 2017 de l’ACF MAP a commencé en janvier avec Éric Laurent, que nous sommes très heureux d’avoir reçu à Marseille. Sa lecture de l’enseignement de Lacan, jusqu’à la pointe de son œuvre, en prenant appui sur les commentaires de Jacques-Alain Miller, renouvelle la découverte freudienne et ouvre des perspectives pour la psychanalyse au XXIe siècle.
Ce fut une belle mise au travail qui va pouvoir se poursuivre avec le séminaire de l’ECF à Marseille. Nous vous y attendons nombreux pour prolonger l’étude des concepts, étude qui doit sans cesse se réinventer afin de rester vivante et nouée à la pratique qui ne cesse de l’interroger.
Vous pourrez également, tout au long de ce mois, vous amuser sérieusement en allant au théâtre, en librairie et au musée.
Car si la psychanalyse est toujours cette expérience confidentielle et éminemment privée qui se déroule corps présent dans les cabinets, elle a aussi, portée par le désir de quelques uns, sa place au cœur même de la cité, afin que nous puissions aussi tirer enseignement de l’œuvre des artistes. J’attire d’ailleurs tout particulièrement votre attention sur la présence exceptionnelle de l’écrivain Bernard Noël samedi 18 février à la librairie Maupetit à Marseille. Réservez cette date, c’est un rendez-vous à ne pas manquer !
E. P.
[1] Lacan, Jacques, Le Séminaire, « Le moment de conclure », leçon du 15 novembre 1977, inédit.

Janvier 2017 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre pour le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger

Louis Aragon, J’arrive où je suis étranger, La Diane française, 1944.
 
C’est en suivant les rimes du poète que je vous propose de débuter cette année.
Que la poésie, qui est à la pointe de ce que Lacan a pu dire de l’interprétation analytique, donne le ton de cette année nouvelle ! Et puisque « la poésie est partout [et] n’a pas de contraire »[1], elle pourrait bien constituer une nouvelle boussole en cette civilisation de fin de règne du père. L’usage poétique de la langue est en effet propre à atteindre cette terre étrangère au cœur du parlêtre et son maniement est propice à ce que des effets puissants puissent s’en suivre. « Car c’était bien le verbe qui était au commencement et nous vivons dans sa création, mais c’est l’action de notre esprit qui continue cette création en la renouvelant toujours. »[2]
Avec janvier s’ouvre la deuxième année de notre cycle La psychanalyse vivante. Qu’est-ce que psychanalyser au XXIe siècle ? Nombreux seront les invités prestigieux, à commencer par Eric Laurent qui nous fait le plaisir d’ouvrir ces grandes conférences. Nous ne saurions trop vous recommander d’être présents pour ce rendez-vous tant attendu en MAP !
Vous pourrez lire en suivant les liens de ce Courrier la revue électronique nationale Cartello n°14 qui, avec son Spécial Marseille, met le dynamisme de notre région à l’honneur en vous livrant les produits de cartel issus de la soirée sur « Une lettre d’âmour ».
Les séminaires et ateliers vous invitent à poursuivre l’étude des concepts et l’ACF est heureuse également de vous annoncer la rentrée de la Section clinique d’Aix-Marseille, joyau de ce qui se fait en matière d’enseignement dans notre région ; toujours inventive, elle portera cette année sur le thème de l’Autre dans la clinique psychanalytique contemporaine.
Je vous souhaite une année 2017 pleine de poésie.
E. P.
[1] Brigitte Fontaine dans Boomerang sur France Inter, le 15 septembre 2016. – [2] Jacques Lacan, Ecrits, Seuil, 1966, p. 271.

Décembre 2016 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Notre actualité est contrastée : le 12 novembre dernier nous avons pu faire entendre Freud et Lacan, toute une nuit durant, lus par une centaine de lecteurs, amis de la psychanalyse et acteurs de notre cité ! Ce fut une fête, grâce à l’engagement des collègues sur ce projet d’envergure – 600 personnes touchées ! – et grâce au nouage précieux avec le festival international des Instants vidéo, qui déclarait fort justement l’état d’urgence poétique !
Faire partager notre goût de Freud et de Lacan, faire résonner leur modernité, leur subversion, là, au cœur palpitant de Marseille, dans ce beau lieu de la Friche, était une magnifique aventure, une promesse. Cette nuit blanche de la psychanalyse nous a rassemblés et nous a donné les forces nécessaires pour lutter contre les nuits de la raison, face à laquelle notre vigilance ne faiblira pas. Bientôt vous retrouverez les instants de cette Nuit de bout en bout sur notre site http://www.psychanalyse-map.com, avec photos, vidéos et audios, et en attendant, vous pouvez lire l’interview donnée à Radio Lacan par Dominique Pasco, Françoise Haccoun, Pamela King et Hervé Castanet.
Au moment où je rédige ces lignes, l’École de la Cause freudienne relance le combat déjà engagé pour que l’orientation analytique puisse toujours être offerte dans la thérapeutique et l’accompagnement des autistes et de leurs familles. Car un projet de résolution, déposé à l’Assemblée nationale, réclame l’interdiction de la psychanalyse pour traiter l’autisme. Nous ne resterons pas, face à cela, sans rien faire. C’est donc une fierté pour notre ACF d’apporter ses forces au combat engagé par l’ECF qui ne recule pas devant les questions que pose le malaise dans notre civilisation. Les actions qu’elle conduit prennent de multiples formes et il s’agit d’en inventer toujours de nouvelles. Il y a la forme festive et militante bien sûr mais aussi celle qui prend son ressort de l’étude. Elle est au cœur de la vie de notre ACF. Et donc, je ne résiste pas à vous annoncer que nous aurons le plaisir de recevoir Éric Laurent pour une grande conférence le 28 janvier 2017 à Marseille, qui inaugurera notre saison sur la question de la psychanalyse vivante !
Je vous souhaite à tous et toutes une excellente fin d’année 2016. A l’an que ven !
E. P.

Novembre 2016 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Vous voulez savoir en quoi l’objet regard nous regarde et comment cet objet, ajouté par Lacan à la série des objets freudiens, affleure et s’extrait dans les cures ? Rendez-vous à Paris les 4 et 5 novembre pour les 46e Journées de l’ECF !
Ce mois-ci, les séminaires toulonnais font leur rentrée et vous invitent à les rejoindre pour travailler sur de nouveaux thèmes : l’Autre méchant pour l’un, la schizophrénie pour l’Autre. Gap organise sa journée d’étude sur le vertige des technosciences – un thème ancré dans notre modernité –, tandis qu’à Marseille nous recevrons Serge Cottet, qui poursuivra le cycle des grandes conférences de l’ACF MAP sur le thème de l’horreur de savoir et ses incidences dans la cure.
Nous attirons également votre attention sur une série de journées de recherche nourrissant le dialogue psychiatrie-psychanalyse, organisées par la Section clinique qui prépare sa rentrée.
Enfin nous souhaitons vous retrouver nombreux pour la nuit blanche de la psychanalyse qui se déroulera le 12 novembre à la Friche de la Belle de Mai en partenariat avec le festival Les Instants Vidéo. Des lectures de Freud et de Lacan se dérouleront toute la nuit, faites par des amis de la psychanalyse, tous acteurs de la vie de la cité : scientifiques, artistes, etc.. Il y aura aussi une conférence de Gérard Wajcman et des débats, auxquels se mêleront des performances. Ce sera un moment festif qui mettra le discours analytique à l’honneur et fera entendre ce que la psychanalyse apporte d’unique dans notre civilisation : une nuit pour nous éclairer de ses lumières…
E. P.

Octobre 2016 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

En cette rentrée 2016, ce que dit Jacques-Alain Miller de l’influence de la psychanalyse nous semble tomber à pic. Il disait en effet – dans un entretien datant de 2003 – qu’elle est « comme une contagion, une dilatation, l’expansion d’un parfum, un esprit invisible qui s’empare de toutes les entrailles, de tous les organes de la vie spirituelle »[1]. De fait, comment comprendre que l’accueil du discours analytique puisse toucher tant de lieux de la cité : théâtres, cinéma, musée nous ouvrent leurs portes !
Notre implication dans la cité trouvera à se prolonger avec la conférence très attendue de Pierre-Gilles Guéguen à Aix-en-Provence, ville des universités. « Ne rien effacer de Lacan » sera en effet le programme hautement politique dont nous ferons notre boussole.
Nous attirons votre attention également sur deux journées de recherche qui auront lieu dans deux hôpitaux ce mois-ci, afin de continuer de faire dialoguer psychiatrie et psychanalyse. Elles sont aux avant-postes de la Section clinique d’Aix-Marseille qui se prépare.
Mais si nous nous réjouissons de faire ainsi entendre ce qui nous tient à cœur de Freud et de Lacan, ce n’est pas sans oublier l’organe de base de l’École : le cartel, ce petit groupe, mis au point par Lacan, qui conjugue habilement, étude des textes et désir. Il sera mis à l’honneur lors d’une après-midi entière, consacrée à la rentrée des cartels, avec pour invité Jean-François Cottes. Les prochaines journées de l’ECF en ligne de mire, en ont imposé le thème : l’objet regard. Alors, venez entendre ce qui s’en produit et constituer un nouveau cartel !
E. P.

[1] Jacques-Alain Miller s’entretient avec Jean-Pierre Clero et Linda Lotte, Cités, n°16, 4/2003, p. 105-123.

Septembre 2016 : cliquer ici
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale


« Il faut avoir les nerfs de son époque », écrivait Paula M. Becke
r [1]. Cette femme, artiste peintre, amie de Rilke, est passée dans le monde de l’art telle une comète au début du XXe siècle. Une femme assez libre pour se risquer seule à Paris, rejoignant d’autres artistes comme elle, et la première artiste peintre femme à faire un autoportrait nu ! Ah ça ! Du nerf, elle en avait Paula, et de la vie : intense, comme ces regards graves d’enfants qu’elle a peints et que vous avez peut-être pu rencontrer lors de l’exposition qui lui était consacrée à Paris cet été.

C’est en invoquant son intelligente et heureuse compagnie que je vous propose de faire la rentrée de nos activités en ACF MAP.
Une rentrée qui commence par l’étude avec notre séminaire ECF à Marseille, poursuivant sa recherche sur « Valeurs sexuelles et sexuation chez Lacan ». Et comme les 46e Journées de l’ECF, consacrées à l’objet regard, approchent à grands pas, nous vous invitons aux événements qui les prépareront en MAP : la conférence d’Hélène Bonnaud, le 24 septembre à Toulon et, en octobre : une rentrée des cartels spécial Regard avec, pour invité, Jean-François Cottes. Je n’oublie pas les rencontres sur Hyères et Martigues qui arriveront très vite.
Bonne rentrée à toutes et tous !

E. P.
[1] Darrieussecq, Marie, Être ici est une splendeur, vie de Paula M. Becker, POL éditeur, Paris, 2016.

Juin 2016 : cliquer ici.
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale

Tout d’abord, nous souhaitons attirer votre attention sur les prochaines journées de l’ECF, les 46e, qui porteront sur l’objet regard. Effectivement, cet objet, hyper présent dans notre civilisation où l’image règne en maître, nécessitait que nous nous y arrêtions. Ceci est fidèle à notre orientation, en phase avec son époque : apprendre de celle-ci et des nouveaux malaises dans la civilisation, afin que la psychanalyse de Freud ne cesse de trouver une interprétation vivante, avec les apports de Lacan et de Jacques-Alain Miller.
Vous pourrez découvrir, dans le Courrier, la très belle annonce des 46e Journées. Celle-ci reprend la vidéo qui a bercé l’enfance de certains d’entre nous et, « les yeux dans les yeux », vous succomberez au charme de ces regards célèbres…
Déjà, la diffusion des J46 s’organise, ainsi qu’une préparation que nous souhaitons inventive et dynamique dans notre communauté, sur ce thème.
Le 11 juin sera la date de l’assemblée générale de l’ACF MAP, animée par Gil Caroz, vice-président de l’ECF. C’est un moment important de notre vie associative : celui du bilan mais aussi des perspectives. Gil Caroz nous fait le plaisir de poursuivre avec nous l’après-midi en donnant une conférence ; nous nous en réjouissons.
Avant la trêve estivale, l’année s’achève avec un bouquet d’évènements. Nous poursuivons toujours sur deux axes. Le premier : l’étude, lors de moments de travail qui se dérouleront à Marseille, Toulon, Hyères, Martigues et Gap ! Le second : des événements qui nouent la psychanalyse et l’art dans des lieux culturels que sont les cinémas, théâtres et musées.
 Le mouvement se poursuivra à la rentrée et tout l’automne. En parallèle à la reprise des séminaires et de notre cycle des Grandes Conférences, il sera ponctué le samedi 12 novembre par une exceptionnelle Nuit blanche de la psychanalyse, dans le cadre du festival Instants Vidéos, à la Friche Belle de Mai, à Marseille… découvrez à la rubrique Hors les murs le programme des festivités ! 
 Ainsi, chacun pourra emporter de quoi rêver pendant ces vacances, que nous vous souhaitons excellentes !
E. P.
Mai 2016 : cliquer ici
Erratum : dans la rubrique Hors les murs, à venir en juin, la projection-débat d’India Song aura lieu le mardi 21 juin.
L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale
Le mois d’avril avait en point de mire le congrès de l’AMP à Rio sur le corps parlant, que de nombreux évènements ont préparé. Il y avait une dynamique convergente, une sorte de tous vers Rio ! Ce mois-ci, un bouquet d’activités est attendu : la pluralité reprend ses droits, diversité des thèmes et des lieux en Méditerranée-Alpes-Provence.
Toulon et la librairie Charlemagne mettent à l’honneur un ouvrage collectif qui interroge les Ordres et désordres amoureux au XXIe siècle, puis ce sera Martigues et la poursuite des rencontres qui se déroulent à l’invitation de la Médiathèque, sans oublier le cinéma avec la projection de Room, suivi d’un débat, à La Valette-du-Var. Tous ces évènements viennent à la rencontre d’un large public et font entendre le discours analytique dans la cité. C’est cela aussi notre politique.
Mais à côté de ce mouvement d’extension, il y a un travail plus « secret », plus discret, dans un dispositif inventé par Lacan et sur lequel nous voudrions porter l’accent : le cartel. Lacan l’a mis au centre de son école : « Pour l’exécution du travail nous adopterons le principe d’une élaboration soutenue dans un petit groupe. »[1] A part égale avec la passe, il est le dispositif « de base » capable de permettre une élaboration qui n’est pas redite des savoirs constitués mais appel à se mettre au travail sur les textes à partir de l’approche singulière de chacun, de son désir impliqué de psychanalyse. Aussi, nous vous attendons nombreux pour cette soirée exceptionnelle d’intercartel, en présence de notre invitée Dalila Arpin, à venir entendre ce qui s’en produit. Le thème de cet intercartel : une lettre d’âmour.
J’aimerais, pour terminer, attirer votre attention sur un autre événement du mois de mai qui concerne, lui, la Section clinique : il s’agit de la seconde matinée, qui ouvre ses portes au-delà des participants de la session 2016. C’est donc la possibilité de faire connaître ce lieu d’enseignement où notre orientation par la casuistique se fera particulièrement entendre et où le diagnostic, selon l’éthique du bien dire propre à notre champ, est élevé à la dignité d’un effort de poésie.
La poésie, comme l’amour, n’est-ce pas ce qui permet de supporter un réel qu’il y a ?
E. P.
[1] Jacques Lacan, Acte de fondation de l’Ecole freudienne de Paris, le 21 juin 1964.

Avril 2016 : cliquer ici

L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale
« Enfin je suis peu porté à penser que pour être analyste ce soit lié à un don. Alors je pense que le plus vraisemblable, c’est que c’est un certain ton. »(1)
Le mois d’avril a le congrès de l’Association mondiale de psychanalyse en point de mire. Nous l’avons préparé avec de multiples conférences et soirées : un feu d’artifice qui nouait clinique analytique et concepts avec le souci du détail qui est celui de notre éthique. Mais notre actualité, qui se poursuit, est touchée par le « souffle de Daech », comme l’a nommé Patricia Bosquin-Caroz dans le dernier Lacan Quotidien, reprenant les mots d’une victime de l’attentat de l’aéroport belge. Alors, comment reprendre son souffle quand la pulsion de mort qui anime certains continue de souffler des vies ?
Une artiste nous montre la voie : elle s’appelle Sara Najafi, elle est iranienne, la première femme compositrice dans son pays. Chez elle, aujourd’hui, une femme soliste ne peut chanter sur scène devant un public mixte. En 2009, alors que la mort est passée très près lorsque Sara Najafi a été témoin de la répression violente des manifestations par le régime en place, elle a décidé d’agir avec ses armes. Son projet : faire entendre de nouveau la voix des femmes en Iran. Le documentaire magnifique que son frère, Ayat Najafi, réalise, No Land’s Song, nous permet de suivre l’organisation de ce concert improbable. Au journaliste du Petit Journal de Canal Plus qui l’interroge : « Mais pourquoi ne peut on entendre une femme soliste chanter en public aujourd’hui en Iran ? », elle répond : « Mais je ne sais pas ! » C’est sur ce refus de comprendre tenace que le combat de Sara Najafi prendra appui : un refus à couper le souffle ! Le concert se tiendra et le film en témoigne, il s’achève sur ses mots de la compositrice qui ouvrent et ferment le documentaire : « Maintenant vous n’aurez plus peur d’entendre la voix des femmes. »
L’objet voix a rapport avec le souffle et de ce souffle-là, porteur de vie et de désir, nous souhaitions vous faire part, afin qu’il vous porte et vous transporte.
Que le mois d’avril et sa moisson d’activités en MAP, avec les voix singulières qui s’y font entendre, participent aussi de ce souffle de vie !
E. P.
(1) Jacques Lacan, séance extraordinaire de l’Ecole belge de psychanalyse, le 14 octobre 1972. Paru dans Quarto, 1981, n°5, p. 4-22.

Mars 2016 : cliquer ici

L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale
La psychanalyse vivante ! S’il fallait encore en attester, voici un mois de mars particulièrement dense en activités. Nous ne les citerons pas toutes, en voici seulement quelques unes.
Le séminaire à Marseille de l’ECF reprend, avec pour thème cette année « Valeurs sexuelles et sexuation chez Lacan ». Nous avons souhaité que celui-ci s’ouvre seulement à ceux qui font la demande de s’y inscrire, afin de favoriser un engagement propice à l’étude.
Le congrès de l’AMP sur le corps parlant se rapprochant (avril), nous allons avoir quatre événements ce mois-ci pour nous y préparer !
Bernard Porcheret interviendra à Marseille sous le titre : « Une épure du vivant ». Mais ce qui est formidable, c’est qu’il soit avec nous deux jours ! En effet, il sera sur Aix-en-Provence la veille de sa conférence, pour le 34e rendez-vous du CPCT. Nous savons d’expérience à quel point il est fructueux de nouer ainsi sur deux jours un transfert de travail avec notre invité en Méditerranée-Alpes-Provence. Ne manquez pas d’être présents avec nous sur ces deux moments.
Nous recevrons à Marseille, en soirée, Marie-Hélène Roch, responsable pour l’ECF de la publication duScilicet consacré au thème du congrès 2016 de l’AMP. Je vous incite d’ailleurs à vous procurer ce document astucieux, véritable mine qui revisite nos concepts à l’époque du corps parlant. Marie-Hélène Roch interviendra sous le titre : « Le sens de l’interprétation. »
Enfin, le bureau de ville de Toulon vous convie également à une soirée préparatoire au congrès.
Le bureau de ville de Gap-Manosque, quant à lui, organise une soirée sur un thème qui nous regarde : « Que nous enseignent les guerres ? »
J’aimerais vous signaler aussi la Conversation de la Section clinique, un moment important où cet enseignement, précieux pour les cliniciens de la région, ouvre ses portes au-delà de ses participants. Le lendemain, se déroulera à Bordeaux la première journée d’étude de la Fédération des institutions de psychanalyse appliquée (FIPA) avec la présence très attendue de Jacques-Alain Miller.
Et ce n’est pas tout… Je vous laisse pour cela découvrir le courrier dans son intégralité : que le mois de mars soit une fête et que votre désir de psychanalyse en soit piqué !
E. P.

Février 2016 : cliquer ici

L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale
Nous avons commencé 2016 sous les auspices de Question d’École, à Paris, le 23 janvier dernier. Cette journée a donné le ton de cette nouvelle année, avec deux préoccupations majeures pour l’École de la Cause freudienne, et par conséquent pour « sa flottille » – selon l’expression de Jacques-Alain Miller -, dont notre ACF fait partie.
Ces préoccupations ont été celles de Lacan et nous les faisons nôtres. Il s’agit, d’une part, de la formation de l’analyste et du dispositif de la passe qui en atteste. D’autre part, il s’agit de se repérer dans notre époque et les discours qui l’habitent, car la praxis analytique n’est pas indépendante de la subjectivité contemporaine. Les activités de notre ACF s’orientent de ses deux axes. Il y a celles qui touchent à la transmission de la psychanalyse, comme le cycle des grandes conférences dont l’ouverture est revenue à Patrick Monribot et à sa très belle intervention sur Le corps dans tous ses états. Il y a également les Connexions qui se déroulent dans les lieux de culture de notre cité : le cinéma L’Alhambra, pour ce mois de février.
Nous attirons également votre attention sur la première matinée de la Section clinique qui ouvrira ses portes aux personnes extérieures le 27 février, sur le thème : « Le clou, objet a et problèmes d’accroche. » Nous vous invitons à vous y inscrire. Je ne résiste pas à vous donner également le titre de la conférence de Bernard Porcheret qui arrivera très vite, début mars : Une épure du vivant. Ainsi se poursuivra, en MAP, la préparation scientifique du Xe congrès de l’AMP sur le corps parlant.
E. P.

Janvier 2016 : cliquer ici 

L’EDITO
Par Elisabeth Pontier, Déléguée régionale
Le mandat de déléguée régionale de l’ACF MAP m’a été confié pour les deux ans à venir et j’aurai à cœur d’assumer cette responsabilité en veillant à maintenir un lien vif entre l’ACF et l’École de la Cause freudienne.
Mais si l’École constitue notre boussole, il nous appartient de continuer d’inventer les formes que prendra, dans notre région, l’étude de la psychanalyse.
Ce travail ne peut réussir qu’avec la coordination des différents bureaux de ville où s’incarne un désir impliqué de faire vivre et rayonner notre orientation.
Nos activités et leur diffusion, « là où cela se passe en région »[1], ont pour but de « rendre accessible l’Ecole »[2] comme lieu d’adresse pour tous ceux que le discours analytique touche et intéresse: les cliniciens et au-delà.
Face au déchaînement de la pulsion de mort qui n’en finit pas de résonner et de nous interroger, le cycle des grandes conférences de l’ACF MAP s’ouvre avec ce thème « La psychanalyse vivante – Qu’est-ce que psychanalyser au XXIe siècle ? » Nous espérons que vous ne manquerez pas d’entrer avec nous dans La danse de Matisse, qui lui offre une illustration magnifique. Le cycle et son abonnement, au tarif préférentiel, sont une occasion formidable de savoir ce que pense l’ECF de la formation du psychanalyste aujourd’hui.
En ce mois de janvier, plusieurs événements viennent dans le droit fil de la préparation au congrès de l’Association mondiale de psychanalyse « Le corps parlant – Sur l’inconscient au XXIe siècle », qui se tiendra en avril 2016 à Rio de Janeiro (Brésil). Patrick Monribot ouvrira le cycle des conférences le 30 janvier avec ce titre : « Le corps dans tous ses états. » Et l’un des deux séminaires toulonnais, qui a mis le corps à l’étude, s’inscrit également dans cette préparation scientifique. Mille et tre fleurs vous attendent que je vous laisse découvrir dans ce bel outil qu’est le Courrier de l’ACF MAP et que vous pouvez faire partager !
J’attire également votre attention sur la rentrée de la Section clinique qui aura lieu le 15 prochain ; des inscriptions sont encore possibles.
Je vous souhaite, au nom du comité régional, une année 2016 riche en rencontres, prometteuse de nouveau et créative à nos côtés !
 E. P.
[1] Christiane Alberti, allocution lors de l’assemblée générale des ACF à Paris, le 5 décembre 2015.
[2] Jacques-Alain Miller, lors de l’assemblée générale de l’ECF, le 13 novembre 2015.

Décembre 2015 : cliquer ici.

L’EDITO

Un édito à deux voix en ce mois de décembre : celle de Dominique Pasco, déléguée régionale de l’ACF MAP, et celle de qui lui succède pour le mandat 2016-2018, Elisabeth Pontier.

Dominique Pasco – Ne pas céder à la terreur face à l’horreur rencontrée le 13 novembre dernier, au déchaînement de la pulsion de mort, à la jouissance de tuer et de se tuer, est certes de l’ordre du nécessaire, mais pas si facile. Le discours qui fait lien social est, lui, du côté de la vie, et tenter de cerner les logiques à l’œuvre d’où procèdent ces terribles actes est un enjeu pour le clinicien contemporain qui prend en compte les conséquences subjectives pour chaque Un. C’est pourquoi, je remercie sincèrement les deux cliniciens proches de l’ACF MAP et présents à la soirée organisée au Théâtre Toursky le mercredi qui suivit, de leurs témoignages à partir de ce qu’il fut possible d’en dire en termes lacaniens. Je vous invite également à suivre de près les publications dans Lacan Quotidien.
En ce mois de décembre les activités se poursuivent à un rythme toujours intense et le 5 décembre nous aurons la chance d’entendre, dans le cadre des grandes conférences de l’ACF MAP, Jean-luc Monnier, psychanalyste à Rennes, membre de l’ECF et de l’AMP, enseignant de la Section clinique, introduire au thème du Xe congrès de l’AMP : Le corps parlant – Sur l’inconscient au XXIe siècle. Nous comptons avec vous tous pour entrer et éclaircir ce dont Lacan disait aussi qu’il est un mystère (cf. Jacques-Alain Miller, « L ‘inconscient et le corps parlant », présentation du thème du Xe Congrès de l’AMP, à (re)découvrir en cliquant ici.)
Voici venu le temps de la permutation dans notre région, en ce mois de décembre 2015. Elisabeth Pontier assurera désormais la fonction de déléguée régionale de l’ACF MAP. Je lui souhaite tous mes vœux de réussite et je tiens à remercier chaleureusement les membres de l’ACF MAP et son comité régional pour leur dynamisme, leur contribution déterminée, le sérieux des activités proposées, les partenariats créés in situ et l’attention prêtée au développement des moyens de communication et de diffusion des manifestations comme des ouvrages, pour une psychanalyse toujours subversive et bien vivante dans notre région.
Mes remerciements également à Hervé Castanet pour ses conseils et ses idées si justes.
Bien à vous tous.

Elisabeth Pontier – C’est avec beaucoup de plaisir que je prends mes fonctions à la suite de Dominique Pasco. Je souhaite que notre ACF-MAP puisse poursuivre sur l’impulsion qu’elle lui a donnée avec le soutien des équipes des différents bureaux de ville.
Plus que jamais la psychanalyse est requise pour nous éclairer sur le malaise dans notre civilisation. Force est de constater qu’ils sont toujours plus nombreux, ceux qui se tournent vers la doctrine lacanienne pour la robustesse de l’articulation de ses concepts. Il nous appartient donc de continuer de faire partager notre goût pour l’œuvre puissante de Freud et de Lacan, éclairée par Jacques-Alain Miller.
Si la psychanalyse est encore vivante aujourd’hui malgré les attaques incessantes qu’elle a subies, c’est par la grâce de ceux qui portent son discours. Ils ne reculent pas devant la nécessité d’inventer une psychanalyse en prise avec son époque comme nous l’entendrons lors du cycle des grandes conférences 2016 qui aura pour thème « La psychanalyse vivante ». Je vous invite à en découvrir l’argument dans notre courrier et surtout à vous abonner au cycle des 7 grandes conférences !

Il me reste à vous souhaiter une excellente fin d’année et à vous donner rendez-vous en janvier pour une année 2016 toujours inventive et dynamique pour notre ACF MAP.

Novembre 2015 : cliquer ici

L’EDITO
par Dominique Pasco, Déléguée régionale ACF MAP.

Les 45e Journées de l’ECF, Faire couple – Liaisons inconscientes, c’est le moment ! Prometteuses, oui, et inventives avec leur supplément aux Simultanées : le tac au tac ! Surprenantes aussi à en découvrir chaque jour des éléments du programme.
Et puis, disons-le, notre région soigne et multiplie depuis quelques mois les mises en bouche préparatoires en déclinant le thème lors d’activités, de rencontres et de conférences. À chaque fois, l’abord de cette question inépuisable fut original. Un numéro spécial Marseille coordonné par Hervé Castanet a réuni de nombreuses interviews filmées et écrites de personnalités, intellectuels et artistes de la région, qui se sont exprimés avec intérêt à ce sujet. Vous pouvez les retrouver sur le site de l’ACF MAP ou celui des Journées, http://www.fairecouple.fr.
Alors pour ceux qui ne sont pas encore inscrits ou hésitent, il vous suffira d’un seul clic pour ne pas rater l’événement. Et d’ici les 14 et 15 novembre, c’est notre invitée Laure Naveau, psychanalyste à Paris, membre de l’ECF et de l’AMP, qui nous permettra, samedi 7, d’entendre ce qu’il en est des « Couples interdits – D’un couple à l’autre »,  lors de sa conférence à Aix-en-Provence.
Après Faire couple, il sera temps d’intéresser nos activités, études et conférences au Corps parlant, thème majeur au cœur du prochain congrès de l’Association mondiale de psychanalyse.
Signalons aussi ce mois de novembre deux colloques proposés par la Section clinique d’Aix-Marseille, le premier en partenariat avec l’IRTS (le 24 à Marseille), « Entrées dans les psychoses » et le second, avec l’hôpital Montperrin (le 3 décembre à Aix-en-provence) : « Signes discrets dans les psychoses ». Ils éclaireront ces questions au cas par cas de la pratique clinique dans son articulation avec les outils conceptuels de la psychanalyse.

Octobre 2015 : cliquer ici

L’EDITO
par Dominique Pasco, Déléguée régionale ACF MAP.

« Parce que la psychanalyse ne s’exerce pas en dehors du monde tel qu’il va, elle est avant tout présente et active in situ, dans la région, et a contrario de l’ennui, du tiède, comme l’affirme avec force Hervé Castanet dans l’édito de Faire couple, numéro spécial Marseille qu’il a dirigé pour le blog des 45e journées de l’Ecole de la Cause freudienne (14 et 15 novembre à Paris), à découvrir en cliquant ici.
L’ACF MAP, animée par cette psychanalyse vivante et décidée, vous propose conférences, événements, rencontres et séminaires, autant d’occasions de se laisser surprendre et enseigner sans reculer face au réel tel que les artistes en indiquent le chemin.
Si vous voulez savoir les modalités du Faire couple contemporain, vous pourrez entendre Esthela Solano-Suaréz lors de sa conférence à Toulon. Egalement, il sera question des e-rencontres à Martigues et aussi, des conséquences d’une rencontre pour Nathalie Jaudel et Marc Mercier (Marseille).
Enfin, pour ceux que la recherche clinique intéresse tout spécialement, signalons deux temps forts organisés par la Section clinique d’Aix-Marseille : « Accueillir le « sujet âgé » » (9 octobre) et « Entrées dans la psychose », en partenariat avec le CH.Valvert (14 octobre).
Pour découvrir l’ensemble de l’actualité lacanienne en MAP, nous vous invitons à lire attentivement ce Courrier… et à le partager ! »

Septembre 2015 : cliquer ici.
Erratum : le contact e-mail de L’Atelier de lecture a changé. Veuillez noter : acf.map.atelieraix@orange.fr

L’EDITO
par Dominique Pasco, Déléguée régionale ACF MAP.
« Cette nouvelle formule du Courrier de l’ACF MAP signe la reprise des activités d’études et de recherche en psychanalyse dans notre région Méditerranée-Alpes-Provence.
Résolument orientés vers les 45e Journées de l’ECF (14 & 15 novembre 2015 à Paris) et son formidable thème : Faire couple – Liaisons inconscientes, conférences, journées d’études, séminaires, ateliers continueront de répondre à ces questions à Aix-en-Provence, Marseille, Martigues, Gap, Manosque et Toulon. Notons d’ores et déjà la venue, les 2 et 3 octobre, d’Esthela Solano-Suárez, au CPCT et pour une grande conférence de l’ACF MAP.
Cette rentrée est aussi l’occasion du rendez-vous annuel des cartels, ce dispositif d’études inédit en petit groupe, restauré par Lacan au moment où il démarre la Cause freudienne (cf. « D’Ecolage », texte lu à la séance de son Séminaire le 11 mars 1980, extrait à lire ici). Deux soirées à Marseille et Toulon permettront d’entendre les élaborations toujours singulières provoquées par cet organe de travail.
Par ailleurs, deux colloques exceptionnels sont organisés par la Section clinique d’Aix-Marseille : le 9 octobre sur la question d’accueillir le « sujet âgé » en EHPAD et le mercredi 14 octobre autour du nouage psychiatrie/psychanalyse, à propos des « Entrées dans la psychose ».
Je vous souhaite une belle rentrée lacanienne, subversive toujours et surprenante en trouvailles et rencontres. »

Cliquer sur les Une pour lire ou télécharger au format pdf.

ACFMAP-Courrier-06-juin-Une

Juin 2015

ACFMAP-Courrier-05-mai-Une

Mai 2015

ACFMAP-Courrier-04-avril-2015-Une

Avril 2015

ACFMAP-Courrier-03-mars2015-Une

Mars 2015

ACFMAP-Courrier-02-Février2015-Une

Février 2015

ACFMAP-Courrier-01-2015-Une

Janvier 2015

 

ACFMAP-Courrier-12-Une

Décembre 2014

ACFMAP-Courrier-11 Une

Novembre 2014

 

ACF-Courrier-9-septembre2014-Une

Octobre 2014

ACFMAP-Courrier-octobre-Une

Septembre 2014

Découvrez les sommaires du 1er semestre 2014 en cliquant sur les Une ci-dessous.

Un grand merci à François Michaud, qui a bien voulu qu’une de ses œuvres sur papier orne la Une du mois de mai à l’occasion de la rencontre organisée pour son exposition à la Valette-du-Var : « Moi, je parle aux oiseaux. »