Lacan Quotidien n°451 : Pour Charlie 2

Dans LQ 451 : « Charlie Brown, le personnage de Peanuts à qui Charlie Hebdo doit son nom, pleure. Il crie. Il hurle. On ne le fera pas taire. Tandis que la furie terroriste a poursuivi son œuvre macabre à Montrouge, puis à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, après le massacre du 7 janvier à la rédaction de Charlie Hebdo, Lacan Quotidien reçoit des textes, des dessins – oui, des dessins, en la circonstance, hommage aux dessinateurs qui n’ont pas attendu ce réel qui s’abat sur nous pour en exprimer la féroce absurdité.Dans ce numéro, vous lirez le prix de la parole et de la vérité, que Freud taxait de peste lorsqu’il alla aux USA. Le prix du rire aussi. »

Wolinski-LQ451« Dans un documentaire de Jérôme Lambert et Philippe Picard (voir en fin de ce post), on peut voir les Charlie, en février 2006, au moment de leur décision de publier les caricatures danoises, préparant la Une du numéro suivant. L’un d’eux commente : « Pour la première fois on peut voir un événement mondial provoqué par le dessin, c’est rare quand même… ». Et d’ajouter que la France est un paradis, rare pays à ne pas, là, les avoir censurés. »
Catherine Lazarus-Matet

Christiane Alberti – « Bernard Maris »
J’ai eu la joie d’être en contact avec Bernard Maris, non pas parce qu’il avait étudié et enseigné comme professeur d’économie à Toulouse, mais grâce à Hélène Fresnel, collaboratrice à Psychologies Magazine et amie de la psychanalyse. J’écoutais déjà volontiers ses chroniques, hétérodoxes et lumineuses sur l’économie, en particulier sur la révolution keynésienne. Ses argumentaires vibraient de part en part de son rapport à une cause. J’ai découvert qu’il avait plus qu’une sympathie à l’endroit de la psychanalyse.
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Pascale Fari – « Le prix de la parole »
Mercredi 7 janvier 23 heures, une contingence de dernière minute, un aller-retour en taxi. Le chauffeur est effcace, sa conversation, agréable ; il respecte mes silences ; il m’attend avec la plus grande courtoisie. Reconnaissante, je lui tends mon portable dans lequel j’ai enregistré le dernier dessin de Charb, un dessin qui m’a bouleversée. Coup d’œil rapide, puis il me glisse : « Ce n’est pas à cause de ça qu’il a été tué. [Silence.] C’est à cause de ses dessins contre le prophète. [Silence.] Mais celui-là, c’était peut-être un dessin prémonitoire. » En trois phrases et deux silences, tout est dit.
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Jean-Charles Troadec – « Comic Strip »
L’origine du nom Charlie Hebdo est américaine. Elle s’inspire des aventures de Charlie Brown, Peanuts, créées par Charles Shulz, auteur de comic strips. Quel lien ? Wolinski explique la raison de ce choix : « Un humour discret, un peu mélancolique. Le secret est dans le nom : Peanuts. Ce n’est pas une référence à la taille des personnages. Ici, Peanuts veut surtout dire « que dalle », rien du tout.
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Lire aussi « Pour Charlie – Insoumission », LQ450.

En février 2006, les réalisateurs Jérôme Lambert et Philippe Picard filment la conférence de rédaction qui suit la publication par Charlie des caricatures du journal danois Jyllands-Posten. C’est au cours de cette réunion, notamment, qu’est trouvée l’idée d’un Mahomet disant : « C’est dur d’être aimé par des cons. »

 

 



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