SC 2015 – Les matinées

Les deux matinées de la Section clinique ont une orientation précise : repérer en quoi et comment le travail des artistes (écrivains, cinéastes, peintres…), hors la clinique stricto sensu, questionne la psychanalyse.

Mulholland Drive, l'affiche. David Lynch (2005).

Mulholland Drive, l’affiche. David Lynch (2005).

L’écueil courant, à éviter absolument, est la psychanalyse appliquée qui prétend, via les œuvres, découvrir l’inconscient des créateurs. Cette visée est obscène. Ni Freud ni Lacan ne s’y sont livrés. À rebours, il s’agit de poser l’énigme du côté de la psychanalyse et de consentir à se laisser enseigner par l’artiste.

Une phrase de Lacan nous sert de boussole : « Interpréter l’art, c’est ce que Freud a toujours écarté, toujours répudié; ce qu’on appelle psychanalyse de l’art enfin, c’est encore plus à écarter que la fameuse psychologie de l’art qui est une notion délirante. De l’art, nous avons à prendre de la graine*. »

En quoi l’artiste, dans son traitement des bouts de réel qu’il rencontre, nous enseigne-t-il sur les psychoses ?

 

*Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », séance du 9 avril 1974 (inédit).

 

Hervé Castanet

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