Les deux matinées de la Section clinique ont une orientation précise : repérer en quoi et comment le travail des artistes (écrivains, cinéastes, peintres…), hors la clinique stricto sensu, questionne la psychanalyse.

Mulholland Drive, l’affiche. David Lynch (2005).
L’écueil courant, à éviter absolument, est la psychanalyse appliquée qui prétend, via les œuvres, découvrir l’inconscient des créateurs. Cette visée est obscène. Ni Freud ni Lacan ne s’y sont livrés. À rebours, il s’agit de poser l’énigme du côté de la psychanalyse et de consentir à se laisser enseigner par l’artiste.
Une phrase de Lacan nous sert de boussole : « Interpréter l’art, c’est ce que Freud a toujours écarté, toujours répudié; ce qu’on appelle psychanalyse de l’art enfin, c’est encore plus à écarter que la fameuse psychologie de l’art qui est une notion délirante. De l’art, nous avons à prendre de la graine*. »
En quoi l’artiste, dans son traitement des bouts de réel qu’il rencontre, nous enseigne-t-il sur les psychoses ?
*Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », séance du 9 avril 1974 (inédit).
Hervé Castanet
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