Cereda. 24 mai – Gap – Un bon petit diable

Après l’enfance, advenir comme sujet désirant et non plus sujet désiré nécessite la séparation avec l’Autre. Celle-ci s’opère avec l’objet a et non avec un objet extérieur ou par le biais de la société qui viendrait cliver le sujet de sa famille.

Dans « L’adolescence prolongée, hier, aujourd’hui et demain », Philippe La Sagna rappelle la perspective de Lacan pour qui les quatre discours régulent davantage la jouissance que l’exigence sociale dont Freud prônait les vertus séparatrice pour le sujet adolescent (Quel avenir pour l’adolescence, Mental n° 23, décembre 2009, p. 17-28). Il souligne que l’utilisation de l’objet a passe par le deuil et donc par le manque d’objet qui assure l’émergence du désir après l’enfance. Ainsi, le sujet s’avance dans la rencontre sexuelle en manquant d’objet (p.27), les rencontres sont multiples à l’adolescence, elles ratent et l’amour vient dés lors suppléer au non rapport sexuel. Nous retiendrons que l’adolescence est « une clinique de l’amour », – selon cette belle expression de Philippe La Sagna (p.28), l’amour est producteur de désir et touche de près l’objet cause du désir.

Nous travaillerons pour notre séance de mai des extraits de textes tirés du livre de Marie Cécile Marty et d’Anaïs Pourtau : Adolescents de l’illimité (Broché, mars 2015).
Nous écouterons deux cas cliniques présentés par deux participantes de Un bon petit diable.

Elsa Lamberty

Prochaine réunion
Mardi 24 mai à 19h15 (accueil à partir de 19h).
Contact : ceredabonpetitdiable@free.fr



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