Cereda. 19 avril – Gap – Un bon petit diable

Face au troumatisme de la langue réactivé après l’enfance, le savoir préétabli de la famille et les idéaux ne peuvent plus répondre au réel de la rencontre sexuelle : les adolescents sont « des inventeurs de langues », selon la belle expression de Bernard Seynhaeve (« Lʼadolescence au siècle de l’objet », Le pont freudien, conférence du 11 mars 2011), ils inventent des mots pour tisser de nouveaux liens sociaux et traiter le réel de la jouissance dans la rencontre avec l’Autre sexe.

Durant ce délicat passage pubertaire, se déclinent, face au trou du savoir, de nombreuses réponses possibles du sujet, singulières, qui font symptômes et retentissent dans la construction du fantasme. Dans cette continuité, nous travaillerons le texte de Philippe La Sagna, « L’adolescence prolongée, hier, aujourd’hui et demain » (Mental n°23, Quel avenir pour l’adolescence, décembre 2009, p.17-28). Nous nous intéresserons au rapport à l’objet au moment de la rencontre sexuelle qui va servir de séparation entre le sujet et l’Autre : « Ce n’est pas l’identification qui permet l’accès à l’objet mais plutôt la rencontre de l’objet et sa perte qui produisent une identification », souligne Philippe La Sagna(p.26).
Nous étudierons cette question de l’objet et des nombreux autres objets de consommations qui viennent saturer le manque d’objet, manque primordial pour qu’advienne un sujet désirant et non plus désiré par ses parents.
Une participante, psychologue clinicienne, présentera en seconde partie de séance un cas de sa pratique en institution.

Elsa Lamberty

Prochaine réunion
Mardi 19 avril à 19h15 (accueil à 19h).
Contact : ceredabonpetitdiable@free.fr



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