Cette année l’ACF en MAP se dote d’un atelier pour lire Freud avec Lacan.
Nous avons choisi l’article « Le moi et le ça » qui date de 1923 et dans lequel Freud pense à nouveaux frais sa conception de l’inconscient dès lors que sa pratique l’a conduit à théoriser la pulsion de mort.
Le choix de ce texte nous est apparu en phase avec notre époque de déni de l’implication de l’inconscient dans les symptômes. Revenir à la correction, par Lacan, de la lecture fautive qui en fut faite, nous semble pertinent pour aiguiser notre action lacanienne visant la critique de ce qui a cours dans le champ de la clinique contemporaine. Plus d’informations ci-dessous
Infos pratiques :
L’atelier aura lieu en visio six jeudis de 2026. Chaque séance sera l’occasion d’une présentation de texte suivi d’une discussion.
Prochaine date : le 11 juin à 21h
Pour plus d’informations, vous pouvez nous joindre au 0675198026 ou nous écrire à : acfenmap@gmail.com
Lacan sera notre boussole pour éclairer ce texte difficile en nous permettant de distinguer le sujet de l’inconscient et le moi qui est au fondement d’une adoration aliénante à l’image.
Les symptômes de notre malaise dans la civilisation ne plongent-ils pas leurs racines dans notre adoration pour l’image ainsi que dans la quête infinie d’un « tu dois jouir » ?
Nous vous proposons de mettre ce texte au travail afin de suivre la voie freudienne qui nous écarte des illusions de complétude moïque pour saisir ce qui palpite de vivant dans l’incurable.
L’atelier est coordonné par Elisabeth Pontier, Françoise Haccoun (extime)
Première séance le 21 mai :
Cher participant, chère participante de l’atelier de lecture,
Dans l’article « Le Moi et le Ça » (1923), Freud élabore donc une seconde topique afin de dépasser les impasses cliniques qu’il rencontre. « Une crise apparaît […] entre 1010 et 1920. Lors des premières révélations analytiques, les sujets guérissaient plus ou moins miraculeusement. […] C’est un fait que ça a de moins en moins bien marché, que ça s’est amorti au fil du temps. »[1] Une résistance est à l’œuvre et Freud apporte avec sa nouvelle topique de quoi surmonter cette crise de la technique analytique. Mais en invitant le moi dans cette nouvelle élaboration théorique, le risque est d’être rattrapé par une conception du moi pré-analytique. Un risque toujours actuel pour la psychanalyse de se faire absorber par ce que Lacan appelle la psychologie générale !
En prévision de notre prochaine séance, Hélène Casaus, qui présentera son travail, nous propose une courte bibliographie ciblée sur ce qu’elle abordera :
Le décentrement du sujet par rapport au moi
Lacan J., Le Séminaire, livre I, Les écrits techniques de Freud, Éditions du Seuil, Paris, 1975, leçon XI et leçon XIII
Lacan J., Le Séminaire, livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la pratique analytique, Éditions du Seuil, Paris, 1978, leçon I et leçon IV
Lacan J., « Remarques sur le rapport de Daniel Lagache » (1960), Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 647-684
Freud S., le chapitre 7 de L’interprétation du rêve (1899-1900) : Psychologie du rêve, Écrits philosophiques et littéraires, Seuil, 2015, pp.466-559.
Freud S., « Au-delà du principe de plaisir » (1920), Écrits philosophiques et littéraires, Seuil, 2015, pp.1229-1282
Et voici une petite question pour vous : Lacan fait référence à l’image de l’aveugle et du paralytique (voir la sculpture de Jean Turcan) pour illustrer ce qu’il en est du moi. Savez-vous pourquoi ?[2]
A bientôt pour la suite…
Le cartel de l’atelier
[1] Lacan J., Le Séminaire, livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, p. 19.
[2] Réponse dans la séance de son séminaire du 8 décembre 1954 !

Catégories :ACF en MAP, Atelier de lecture Marseille
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