Dans le cadre du Cycle des conférences 2025, l ‘ACF en MAP invite Fabian Fajnwaks, psychanalyste à Paris, membre de l’École de la Cause freudienne et de l’Association mondiale de psychanalyse pour la troisième conférence de l’année. Il nous fera part de quelques points vifs de sa lecture du séminaire XII de Lacan, Problèmes cruciaux de la psychanalyse, établi par Jacques-Alain Miller.
Il est possible de vous inscrire à cette conférence même si vous n’êtes pas abonné aux quatre conférences du cycle de cette année. L’argument et toutes les infos ci-dessous.
Chers tous et toutes,
Le 22 novembre prochain à 14h30 à l’hôpital Sainte Musse à Toulon, l’ACF en MAP invite Fabian Fajnwaks, psychanalyste à Paris, membre de l’ECF et de l’AMP, pour une conférence qui mettra à l’honneur le dernier séminaire édité de Jacques Lacan et dont la retranscription est de Jacques-Alain Miller : Problèmes cruciaux pour la psychanalyse.
Comptant sur votre présence et vous remerciant par avance de faire savoir autour de vous.
A très bientôt pour d’autres précisions.
L’équipe organisatrice du cycle des conférences 2025
Infos pratiques
Samedi 22 novembre 2025 de 14h30 à 17h
Salle des Conférences, Hôpital Ste Musse, 54 rue Henri Ste Claire
à Toulon
Renseignements : acfenmap@gmail.com
Tarifs pour une conférence : Particulier 20€ – Étudiants (<26 ans) 12 €
Vidéo et Argument de Fabian Fajnwaks :
Le discours de la science dans son alliance avec le discours du capitaliste pose à la psychanalyse et à la civilisation en général un obstacle majeur : la forclusion du sujet. Si celle-ci avait déjà été repérée par Jacques Lacan, cette forclusion prend aujourd’hui des formes nouvelles qu’il faut examiner. Le retour à la causalité matérielle, neuronale, que les neurosciences promeuvent, la réduction du sujet de l’inconscient à des schémas cognitifs qu’il faudrait modifier par les TCC, et de manière croissante une production de plus-de-jouir sous la forme d’excès que les différentes addictions traduisent.
Observons ici que l’excès obture toute possibilité de perte, que le discours du capitaliste abhorre. S’il exploite le manque constitutif du sujet pour chercher à le combler de gadgets, le capitalisme laisse de côté la castration, les choses de l’amour comme s’exprimait Lacan, choses qui impliquent, de manière radicale, la possibilité d’une perte.
Il n’est pas sûr que la subversion soit toujours possible dans un discours qui a rejoint, du fait de l’ascension au zénith de l’objet sous toutes ses formes, le discours de l’analyste.
Si subversion il y a, c’est seulement par la possibilité de bien-dire la satisfaction au coeur des symptômes contemporains. La parole est ici convoquée : mais une parole qui ne soit protocolisée, ni arraisonnée dans des dispositifs qui renforcent le discours du maître sous la forme de différentes normes sanitaires, sexuelles, juridiques ou éducatives.
Parole qui se perd, s’évapore ou se dissout simplement dans des pratiques qui négligent le sujet et qui instrumentalisent le vide de sens qui l’habite.
Argument du cycle
Dès 1960, Lacan reconnaissait « l’impuissance de l’homme à rejoindre son propre désir1 », suivant en cela le projet de Freud, inventeur d’une méthode inédite pour lire dans les messages de nos symptômes, nos désirs en impasse. Il n’a pas lâché
ce concept crucial de désir qui fait signe de notre rapport à l’Autre et donc aux autres. Il en a décliné différentes formes tout au long de son enseignement dessinant une « politique du désir2 ».
Les défenses des parlêtres vis-à-vis de leurs désirs sont singulières mais pas sans lien avec une époque. La nôtre est à l’écrasement du manque nécessaire à la dimension désirante, dans une consommation effrénée des innombrables objets que met à disposition le capitalisme et la science. La pente au pousse-à jouir mortifère contemporain est assortie de la volonté de faire entrer dans le droit la ségrégation de nos multiples modes de jouir. Toute une clinique témoigne de ses effets : refus de s’inscrire dans le faire-société contemporain, affect dépressif, passion haineuse, culpabilité, etc.
Loin de la promesse des lendemains qui chantent et du cynisme affiché par ceux qui veulent tirer bénéfice, pour leur propre compte, de la chute des semblants, la psychanalyse lacanienne offre une autre voie, au un par un. Ainsi, l’expérience d’une cure, est-elle la tentative d’éclairer notre rapport à cet obscur objet et d’en tirer des conséquences quant à un mode renouvelé et inventif de notre relation au désir.
Les conférenciers analystes, invités en MAP, lors de l’année 2025, ne manqueront pas de faire résonner cette politique lacanienne du désir.
- Lacan J., Le triomphe de la religion précédé de Discours aux catholiques, Paris, Seuil, 2005, p. 20.
- Miller J.-A., Cléro J.-P., Lotte L., « Lacan et la politique », Cités, n°16(4), p. 123.


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