Séminaire de l’ECF à Marseille. 18 juin – « La fin d’une analyse abordée à partir de l’acte analytique »

Le séminaire 2025 de l’École de la Cause freudienne à Marseille  se déroule de janvier à juin – en visioconférence, il propose de relire des leçons clés du Séminaire de Lacan « L’acte analytique ». Ce séminaire est assuré par Hervé Castanet, professeur des universités, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP. Les inscriptions sont ouvertes! Tous les détails ci-dessous.

Dates: Mercredis 22 janvier ; 5 et 26 février ; 19 mars ; 23 avril ; 14 mai ; 18 juin
Tarif: 80 euros pour l’ensemble du cycle ( 7 séances)
Inscriptionsseminaire.castanet.2025@gmail.com
Accès: Télécharger le logiciel ZOOM, gratuit et disponible sur Internet.
Horaires: 20h30 – 22h30.

Argument

L’an dernier, de janvier à juin 2024, lors de ce séminaire de l’ECF à Marseille, nous avons lu les interventions faites par Lacan en Italie en décembre 1967. Dans celles-ci, Lacan monte le ton à l’endroit de ses élèves et rappelle avec une grande fermeté que ce sont les psychanalystes eux-mêmes qui ont oublié la découverte de l’inconscient (Autres écrits, p. 329) ! Rien que ça ! 
Mais comment expliquer cet oubli ? Il touche à ce que les analystes ont baissé les bras devant l’acte et qu’ils en ont même oublié (refoulé) ce qu’est « l’acte de l’analyste » dans une cure. « Pour revenir à nous moutons, dit-il, la tâche, c’est la psychanalyse. L’acte, c’est ce par quoi le psychanalyste se commet à en répondre » (Autres écrits, p. 346). Il ajoute : « Dès lors nul étonnement que l’acte, en tant qu’il n’existe que d’être signifiant, se révèle apte à supporter l’inconscient… » (Autres écrits, p. 356). La date de fin 1967 doit nous retenir. De quoi parle Lacan cette année-là à Paris dans son Séminaire annuel ? Justement de L’Acte psychanalytique dont il fait titre de son enseignement. Son Séminaire est la réponse (ou l’un des réponses princeps) aux mots qu’il emploie pour désigner l’état de la psychanalyse : en 1967, c’est le creux de la vague, l’invention s’étiole – voici la carence, l’impasse, l’incompréhension, le ratage, l’oubli, l’achoppement, la trahison – plus décisif encore : l’échec. Rappeler ces termes forts, radicaux de Lacan n’est pas pour décourager mais pour poser la responsabilité du psychanalyste dans ce qui advient dans et pour la psychanalyse : « Ce n’est tout de même pas du discours de l’inconscient que nous allons recueillir la théorie qui en rend compte » (Autres écrits, p. 330), martèle-t-il, excédé. La théorie est à la charge de l’analyste – une théorie active.
Voilà précisément l’objet de son Séminaire de 1967-1968 dont Jacques-Alain Miller a établi le texte et qui vient de paraître en février 2024. 
Ce séminaire de l’ECF à Marseille pour 2025, de janvier à juin, propose de relire des leçons clefs du Séminaire de Lacan. Il y affirme : « À l’intérieur de l’acte analytique, mes thèses impliquent parfois des conséquences » (Seuil-Le Champ freudien, p. 73). Nous lirons et commenterons les leçons IV à VIII et la leçon XIII pour définir ces conséquences. Donc nous ne lirons pas tout le Séminaire mais ces pages où la fin d’une analyse dépend du « statut du psychanalyste » devenu « déchet ». Jacques-Alain Miller nous donne cette indication de lecture : « l’acte analytique, proprement dit, c’est le psychanalyste qui l’accomplit » (quatrième de couverture). 
Une méthode : Suivons cette indication… Sans l’acte de l’analyste, la psychanalyse est vouée à sa disparition !

Pr H. Castanet



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