CEREDA. 13 octobre – Marseille – Boutchou

Prochaine réunion du groupe Boutchou du CEREDA à Marseille, mercredi 13 octobre à 21h, en visioconférence. Au programme: Poursuite de la lecture du texte « L’agressivité en psychanalyse » de J. Lacan .[1] ( thèse 2) . Présentation par Benoit Guttadauro de la thèse 3. Lecture par Quentin Meynaud du chapitre XIII de livre de R. et R. Lefort « Maryse devient une petite fille[1] .

[1] Lacan J., « L’agressivité en psychanalyse » (1948), Écrits, Le champ freudien, Éditions du Seuil, Paris, 1966.

[1] Lefort R. et R., Maryse devient une petite fille, Psychanalyse d’une enfant de 26 mois, Paris, Seuil, Champ freudien, 1995.

 

Compte-rendu de la réunion du 15 septembre 2021, par Lolita Lilamand

Durant cette séance, Françoise Biasotto a présenté les deux premières thèses du texte de Lacan« L’agressivité en psychanalyse ».[1] Dans l’introduction de cet article, Lacan semble reprendre un questionnement récurrent pour lui : celui de donner à la psychanalyse le statut d’une science objective. Il se questionne ainsi sur la possibilité de faire de l’agressivité un concept, dont on peut faire alors un usage objectif, contrairement à une simple « notion ».

Nous nous questionnons sur le lien existant entre « instinct de mort » et agressivité. Pour certains d’entre nous, une nuance existe entre l’instinct de mort, qui relèverait de l’organique, et la pulsion de mort, qui se rapporterait au plan psychique.

Pour Lacan une aporie serait « au cœur de la notion de l’agressivité ». En quoi consiste cette aporie ? Il y aurait une tension entre ce que chaque sujet peut dire de la vie et de la mort et l’expérience biologique de la vie.

Ainsi, Lacan explique que l’agressivité doit être repensée dans le rapport du sujet à lui-même, c’est-à-dire entre lui-même et ses « imagos ». L’agressivité est avant tout une expérience subjective.
Dans la thèse n°2, Lacan explique que l’agressivité peut prendre deux formes : une intention d’agression et une image de dislocation corporelle. L’intention d’agression, nous dit Lacan, transparaît dans ses refus, ses ratés dans la séance. L’agressivité envers l’analyste doit être re-dialectisée par ce dernier.

Nous nous posons alors la question de l’existence d’une agressivité différente : qu’en est-il de l’agressivité plus « consciente » (actes agressifs, injures) ? Et de celle que l’on rencontre chez les enfants ? Y retrouve-t-on cette notion d’intentionnalité ? Est-ce plutôt à rapprocher de cette agressivité liée à l’image de dislocation corporelle ?

Marion Gouvernet présente ensuite une vignette clinique sur ce thème de l’agressivité, en lien avec le thème de la prochaine JIE « Parents exaspérés-Enfants terribles».

Nikita âgé de 6 ans et demi se montre violent et agressif  verbalement et physiquement avec sa mère. Il vient pour un symptôme d’encoprésie. L’enfant refuse de poursuivre les rencontres avec la clinicienne et les parents se mettent au travail chacun avec un clinicien différent. La question se pose de savoir comment introduire du père à la fois pour la mère et l’enfant qui semblent pris dans une position œdipienne importante avec pour conséquence une position tyrannique de Nikita envers sa mère ? L’appel de cette mère à l’analyste peut être vu comme un appel à un autre qui lui dise quoi faire, qui fasse loi, un appel au père symbolique.

[1] Lacan J., « L’agressivité en psychanalyse » (1948), Écrits, Le champ freudien, Éditions du Seuil, Paris, 1966.

Contact : Françoise Biasotto, frbiasotto@orange.fr

Tel: 06 09 64 55 98



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