SC 2021. 16 avril – Formation #2 – « Ceux qui sont en situation d’exclusion »

Rendez-vous pour la deuxième matinée de formation « Vers les institutions », organisée par la Section clinique d’Aix-Marseille à l’attention des professionnels de la santé et du social, intitulée: « Comment faire en institution avec le mal-être contemporain » . Cette rencontre, présidée par Hervé Castanet, se centrera sur  « ceux qui sont en situation d’exclusion »  Argument, programme et détails ci-dessous.

Isolement, « décrochage scolaire », exclusion des institutions, rupture familiale, du travail, errance sont autant de formes que peuvent prendre les situations subjectives de déprise sociale. L’exclu­sion de l’Autre, n’intéresse pas seulement le discours politique ou social mais concerne la psychanalyse. Véritable malaise dans la culture, ces phénomènes mettent l’accent sur la condi­tion de l’être parlant – toujours étranger voire exilé à lui-même.

Qu’en est-il dans les institutions qui s’en chargent ? La clinique de l’errance et celle des psychoses sont corrélées et concernent autant le symptôme individuel que le symptôme social. Il s’agit de parier sur une possible adresse de la demande afin, comme le rappelle Jacques-Alain Miller, de produire le sujet – puisque le sujet est réponse du réel. La psychanalyse, par le statut qu’elle donne à la parole, s’avère un outil pertinent pour orienter la clinique rencontrée en institution. L’oubli de soi, le repli, l’absence d’élan vital font signe souvent d’un désordre au joint le plus intime du sentiment de la vie. Mais il arrive aussi qu’un sujet, sans être socialement désinséré, témoigne d’une déprise symbolique. Nous verrons, au un-par-un des cas cliniques, quelles réponses institutionnelles sont possibles avec les sujets qui ne sont plus en prise avec la routine sociale.

1e partie: pragmatique de cas en institution

Bosco, un enfant trop ordinaire par Sylvie Berkane Goumet: L’institution, quoiqu’elle s’en défende est toujours normative, elle a ses propres signifiants. L’admission de Bosco est décidée au regard de son incapacité à se   plier   aux   normes scolaires. De quoi s’agit-il pour ce jeune adolescent qui affiche ce seul symptôme : avoir déclenché, pendant un cours, « un épisode délirant » l’année de son entrée au collège ?

Exclusions plurielles par Françoise Haccoun: Le migrant étranger, le sans domicile fixe, celui qui est en déprise sociale et sans emploi… sont autant de figures d’exclusions de l’écart vis-à-vis de la norme ; Elles témoignent d’un réel inassimilable que l’institution doit accueillir. Nous présenterons trois vignettes illustrant notre clinique en institutions pour en rendre compte.

Exception ou exclusion? par Dominique Pasco: Dans le cas de Gérard, la présence de l’institution dans la clinique fut un ressort nécessaire au moment où une rupture plus radicale d’avec l’Autre menaçait. Comment rendre possible la venue à l’hôpital de jour et se faire instrument du lien lorsque le sujet a recours au rejet de l’Autre comme défense contre le réel ?

Une exclusion contagieuse par Élisabeth Pontier: Max est actif à produire son exclusion car cela concourt à le protéger de son Autre méchant. Cette mise au jour dans le travail à plusieurs en équipe pluridisciplinaire, a permis d’établir le fil ténu d’un lien avec le patient.

Tenir compte de l’exclusion par Patrick Roux: À l’heure où il est question de désinstitutionalisation des établissements médico-sociaux, nous montrerons l’intérêt d’un accueil particularisé en institution dans le cas d’un adolescent en situation d’exclusion.

2e partie: conversation clinique

Avec Aude Daniel, psychiatre au Centre hospitalier Édouard-Toulouse (Marseille), ancienne praticienne hospitalière à la prison des Baumettes, responsable   de l’unité   d’hospitalisation   du   Service médico-psychologique régional (SMPR) et Delphine Drai, psychiatre et sexologue, praticien hospitalier à l’APHM, coordinatrice de l’équipe de sexologie et dysphorie du genre et animée par Hervé Castanet.

Le bulletin d’inscription, c’est ici

Renseignements : Tel: 06 76 75 20 91 et  sectionclinique.aixmarseille@gmail.com

Horaires: de 9h à 12h30

Interface: ZOOM

Tarifs: Prise en charge par l’institution – L’ensemble de la formation : 150 € ( Marseille-Toulon-Aix) ; la demi-journée : 50 €.
À titre personnel – Les trois demi-journées : 90 €. La demi-journée : 30 €

Prochaine date: 4 juin: Ceux qui passent à l’acte

Télécharger le programme complet, l’argument et le bulletin d’inscription

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Catégories :Le Blog SC, Session 2021

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