Nouvelle session 2026, en visioconférence ,des « Extensions de la Section clinique vers les institutions » : présidée par Hervé Castanet, coordinateur de la Section Clinique . Cette première session aura lieu le 3 avril 2026 et aura pour titre : « Inventer en institution ». (Toutes les informations ci-dessous)
Infos pratiques :
Horaires: 9h 00 à 12h – Interface: Zoom
Tarifs: 30 euros/ 15 euros ( étudiants moins de 26 ans) –
Institutions: 50 euros
+ d’infos : 06 76 75 20 91
Argument :
L’attaque (1) récente de la psychanalyse en tant qu’orientation dans les institutions à laquelle succède celle de la psychiatrie pour une généralisation des Centres experts confiés à Fondamental, rend nécessaire ces matinées cliniques consacrées à la pratique en institutions.
Elles proposent aux professionnels d’interroger ce qui opère en institution et comment elles répondent au malaise contemporain. Quel accueil, quel lien, quel acte, auront-ils permis un bougé subjectif, le bricolage d’une solution chez ceux qui s’y adressent ? Les réponses s’exposent au un par un. Les cliniciens n’interviennent pas seuls. L’équipe pluridisciplinaire entre en jeu, mais comment ?
Depuis 2022, les matinées des extensions vers les institutions sont proposées en partenariat avec la Section Clinique d’Aix-Marseille. Cette année nous modifions leur programme en réponse au contexte actuel. Pourquoi ? Parce que l’institution n’exerce pas en dehors du discours dominant de son époque : le capitalisme et le scientisme. Ils ont des effets bien réels sur l’institution, sur ceux qui la font vivre, y travaillent, comme sur ceux qui y sont accueillis. Dès lors, ces matinées cliniques sont l’occasion d’Opposer le désir au surmoi, la joie à la pulsion de mort, la singularité à la norme (2).
En plus des exposés de cas transmis par ceux qui pratiquent dans différentes institutions, cliniciens et chercheurs sont invités à débattre des conséquences de la promotion d’une seule logique comptable de la classification, d’une seule causalité organique du « tout-neuro » évacuant la causalité psychique.
Quand l’abord de la pratique se borne à évaluer des troubles selon une logique inductive propre au DSM 5 dont les résultats sont rapportés à une norme statistique, quelle possibilité reste-t-il pour l’instauration d’une relation transférentielle pour l’accueil du sujet de l’inconscient et la prise en compte de son symptôme ?L’institution qu’elle soit soignante, médico-sociale, sociale, éducative ou de l’éducation est un abri pour un sujet qui souffre, un lieu du lien pour lui permettre de réguler ce qui le déborde, son malaise, son délire, ses symptômes.
L’institution cherche à donner une réponse à un sujet, à lui permettre d’inventer sa propre solution, sa modalité de faire lien social, de poursuivre dans la vie.
A la différence de solutions prêtes à porter, des préconisations standardisées de l’expertise, il s’agit d’une pratique clinique en finesse engagée avec le sujet. L’enjeu de ces matinées est de s’enseigner à partir de l’articulation entre pratique clinique et concepts pour éviter l’errance diagnostique et du traitement. Aussi, les extensions vers les institutions invitent celles et ceux qui ne cèdent pas sur le désir de savoir ce qui opère et comment.
- Amendement 159 proposé au Sénat et retiré en décembre 2025.
- Réponse de Jacques–Alain Miller dans Lacan Quotidien du 9 décembre 2025 : https://lacanquotidien.org
A venir :
- Extensions 2 : QUAND LES SYMPTÔMES RÉSISTENT AU « TOUT NEURO » Vendredi 25 septembre
- Extensions 3 : USAGES DU NUMERIQUES DANS LA CLINIQUE EN INSTITUTION Vendredi 20 novembre

Catégories :EXTENSIONS VERS LES INSITUTIONS
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