ECF. J52 « Je suis ce que je dis »

Les 52e Journées de l’École de la Cause freudienne se tiendront les 19 et 20 novembre 2022 en visioconférence. Placées sous la direction d’Alice Delarue, Anaëlle Lebovits-Quenehen et Éric Zuliani, elles ont pour thème: « Je suis ce que je dis – Dénis contemporains de l’inconscient. » Une affiche, un argument décliné en trois interprétations du thème par les directeurs de J52, un site riche de boussoles, d’axes cliniques, de flèches, de citations, laissez vous guider!

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Trois interprétations du thème                                                                                                                     

L’argument d’Eric Zuliani

Récemment, une personne tout juste engagée dans une transition de genre témoignait sur les réseaux sociaux : « On m’a traité comme si j’étais fou, comme si je ne savais pas ce que je disais. Mon droit à l’autodétermination a tout de suite été bafoué.»Ces termes sont paradigmatiques. Dans ce propos se nouent à la fois la question de la folie et son refus, l’écart entre ce que l’on dit et ce qui s’entend et une référence forte au droit à l’autodétermination…Lire la suite

L’argument d’Anaëlle Lebovits-Quenehen

Racisés, blancs, hétéros, homos, cis, trans, etc., l’époque est à l’identité qui s’affirme, se revendique, voire se clame à l’occasion comme si la vie en dépendait. Jacques-Alain Miller a pu noter en ce sens qu’au cogito cartésien « Je pense, donc je suis » se substituait aujourd’hui un dico : « Je dis, donc je suis [1] ». Selon ce dico, il suffirait de dire ce que l’on est pour être ce que l’on dit. Par ailleurs, notons-le, nul écart, dans ce dico, entre la chose dite et l’être supposé s’en déduire, nulle place pour la division subjective que l’inconscient fait émerger...Lire la suite

  L’argument d’Alice Delarue: Le cogito et l’inconscient

« Je suis ce que je dis[1] ». Avec cette formule, qui donne son titre aux 52e Journées de l’École de la Cause freudienne, Jacques-Alain Miller nous éclaire sur une torsion contemporaine du « Je pense, donc je suis » cartésien. Ce nouveau paradigme épingle un trait de la subjectivité de notre temps, trait qui concerne au plus haut point le rapport à la parole et à l’inconscient, et donc la praxis de la psychanalyse. Lacan a en effet démontré que le moment du cogito était corrélatif d’une mutation décisive de la science et qu’il signait l’apparition d’un nouveau sujet, qui se spécifie de s’être préalablement délesté de tout savoir subjectif pour pouvoir produire le savoir certain de la science. Lire la suite

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