CEREDA. 16 novembre- Marseille – Bout’chou

Prochaine réunion du groupe  CEREDA Bout’chou mercredi 16 novembre 2022 à 21h en visioconférence, lecture du texte de Éric Laurent : « Parentalités après le patriarcat »[1], publié dans le blog de la JIE7 et sur une vignette clinique.

Compte-rendu de la séance du 20/10/2022 rédigé par Lolita Lilamand

A partir de l’Argument n° 2 de la JIE7 écrit par Y . Vanderveken[1], F.Biasotto évoque deux paroles relevées dans une séance avec une fillette de 9 ans, lui faisant jouer le rôle de l’élève et endossant celui de l’institutrice :  : « Tu es ingérable ! », de parents à propos d’un enfant :  « il ne gère pas ses émotions », « il faut lui apprendre à gérer ses émotions ». À quoi renvoient ces signifiants pour ceux qui les énoncent ? Nous nous interrogeons : est-ce qu’à l’heure actuelle, les enfants sont vraiment plus terribles qu’avant ? « Dénonciation d’une « crise de l’autorité » supposée contemporaine, qu’Hanna Arendt[2] analysait pourtant dès 1961 ».

Cette problématique, qui n’est pas nouvelle, n’est-elle une façon de ne pas aborder ce qui fait le malaise contemporain des parents dans leurs rapports à leur enfant ? Nous sommes amenés alors à évoquer le quart-terme introduit par Lacan. Il vient organiser le discours constitutif du sujet, ce quart-terme sous lequel Y. Vanderveken place le symptôme parental, l’Autre, le langage, le phallus…

B.Guttadauro revient sur sa vignette clinique précédente, pour approfondir la question « d’un transfert sur le lieu », transfert d’une grand-mère sur un lieu d’accueil. Ainsi, l’idée que l’institution interprète, que le sujet est mis au travail par le fait d’être parlé en équipe amène une référence à la notion forgée par A. Di Ciaccia qui évoque le rôle de la réunion d’équipe, faite pour « opérer une séparation d’avec le savoir que la personne s’est fait sur l’enfant »[3], séparation qui permet l’émergence d’un savoir qui resterait à découvrir et qui extrait l’enfant d’un savoir que l’autre aurait sur lui, lui restituant alors à lui la possibilité d’un ‘désir de savoir’. Ainsi, toute construction de cas « tombe à côté », mais c’est cette construction qui permet de faire exister la possibilité d’un discours autre. » Dans le discours analytique, le savoir est restitué au sujet. Cet enfant ne tente-t-il par de produire une séparation d’avec l’Autre en courant partout ? Que peut-on bricoler pour qu’il respire un peu ? C’est le discours qui est tenu dans le lieu qui interprète.

[1] Vanderveken Y., Argument n°2 de la JIE7, publication numérique :   https://institut-enfant.fr/zappeur-jie7/argument-2-2/

[2] Arendt H., in La crise de la culture, Folio Essais, Gallimard, 1989.

[3] Di Ciaccia A., « La pratique à plusieurs », Nouvelle revue de psychanalyse : La Cause freudienne n°61, Navarin éditeur, 2005.

Date: mercredi 20 octobre 2022

Horaire: 21h

Renseignements: Françoise Biasotto, frbiasotto@orange.frTel: 06 09 64 55 98



Catégories :champ freudien, Groupes CEREDA