CEREDA. 25 juin – Marseille – Boutchou

Compte-rendu de la réunion du 28 mai – par Françoise Biasotto. Nous avons travaillé sur le texte de S. Freud : « L’organisation génitale infantile » (1923). C’était une des références données par D. Roy dans son introduction au thème de la prochaine journée de l’Institut de l’Enfant qui aura lieu en 2021 : « La différence sexuelle ».
Nous avons fait une lecture cursive de ce texte très court. Freud revient sur ses Trois essais sur la théorie de la sexualité en insistant sur le fait qu’il ne les a pas remaniés entre 905 et 1922 mais qu’il a fait des rajouts et des modifications en fonction des progrès de ses connaissances. Dans l’organisation génitale infantile, il n’existe pas un primat du génital mais un primat du phallus. Il souligne ceci : « Malheureusement nous ne pouvons décrire cet état de choses que chez l’enfant mâle ; la connaissance des processus correspondants chez la petite fille nous fait défaut. »[1] Donc il part tout d’abord de la sexualité chez le garçon et construit sa théorie à partir d’elle. Il développe ensuite comment à partir de ce primat du phallus le complexe de castration va se mettre en place ainsi que le déni de la castration. Nous verrons dans d’autres textes rédigés plus tard, ce que la clinique lui a enseigné sur la sexualité de la fille.
Il nous rappelle un point important que nous ne devons pas oublier pour nous orienter dans l’accueil et le traitement qui peuvent faits par l’Autre social et scolaire aux actes d’exhibition et d’agressions que l’enfant commet :  « Bien des actes d’exhibition et d’agression que l’enfant commet et que, à un âge plus avancé, on considérerait sans hésitation comme manifestations de lubricité s’avèrent pour l’analyse être des expériences au service de l’investigation sexuelle. »[2]

[1] Freud, S., « L’organisation génitale infantile » (1923) in La vie sexuelle, PUF, 2009, p. 114. [2] Freud, S., « L’organisation génitale infantile » (1923), op. cit., p. 115.

La réunion du 25 juin sera consacrée à commencer le travail sur le thème de la prochaine journée de l’institut psychanalytique de l’enfant qui aura lieu en 2021 sur le thème de la différence sexuelle (plus d’infos en cliquant ici).
Nous travaillerons sur deux textes : 
– Daniel Roy : Quatre perspectives sur la différence sexuelle
– Marie-Hélène Brousse : Le trou noir de la différence sexuelle
Ils ont été prononcés pour introduire le thème de la prochaine journée de l’Institut de l’Enfant et publiés le 6 mai 2019 dans le Zappeur numéro 1 : Vers la 6ème journée d’Etude, « La différence sexuelle ».

ContactFrançoise Biasotto-Roux, responsable groupe  Boutchou : frbiasotto@orange.fr


Lors de la réunion du 23 avril dernier, Cécile Rios a présenté le texte de Daniel Pasqualin : « Voir rouge : morceaux choisis », La Cause du désir, n° 95, Navarin Éditeur, 2017. Dans ce texte l’auteur présente de façon logifiée le parcours de sa cure et sa passe ayant abouti à une nomination d’ AE (Analyste de l’Ecole).

D. Pasqualin, lors de la Journée de l’Enfant du 16 mars 2019, est revenu sur son témoignage de passe à partir du thème traité lors de cette journée : « Enfants violents ». Nous avons remarqué que la violence dans son cas était présente mais essentiellement à un niveau fantasmatique et imaginaire et non pas dans le registre du réel, dans le passage à l’acte.

Alain Revel a présenté un texte de Jacques-Alain Miller : « Les affects dans l’expérience analytique », Revue La Cause du désir n°93, Navarin Éditeur, Paris 2016. Nous avions souhaité revenir sur ce texte mentionné lors de la discussion qui s’est déroulée lors de la première séquence de la JIE 5, pour tenter de saisir à quoi pouvait renvoyer le propos suivant : « il s’agit de redonner l’adéquation de l’affect à la chose ».



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